Robot a écrit:Il serait peut-être plus exact d'affirmer que
dans 
il n'y a pas d'infiniment grand, et que les raisonnements d'analyse réelle formalisés au 19e siècle n'utilisent ni infiniment grand ni infiniment petit.
Tout a fait.
Mais mon problème c'est que ce fil est "à double vision", c'est à dire que, les réponses (et/ou objection) que je formulerais à tes post ou ceux de Pseuda ne sont pas les mêmes que celles que formulerais pour biss où j'aurais tendance à penser que c'est sans doute mieux d'éviter de parler d'analyse non standard ou de séries de Puiseux.
A mon avis, il en est, au niveau de l'analyse "basique" dans R (limites de suites, continuité, dérivabilité, intégration, etc) et lorsque je lui répond, c'est à ce niveau là que je me place.
Et si je suis aussi catégorique, c'est principalement du au fait que, régulièrement, on trouve sur ce forum (et ailleurs) des polémiques sans fins concernant (par exemple et entre autre) le fait que 0.9999...
avec une infinité de 9 est égal (ou pas) à 1.
A mon sens, pour se poser ce type de question, il faut avoir a un moment ou un autre pensé qu'il existait des "entiers illimités" (représentant le "nombre de 9" qu'on met derrière le 0) et, à chaque fois, il faut des plombes pour faire "revenir sur terre" le "poseur de question" et lui faire comprendre que la seule façon "raisonnable" d'énoncer proprement (=mathématiquement) le truc en question, c'est de poser Un=0.999...9 avec n 9 après la virgule et de chercher
la limite de Un (en utilisant la définition de Cauchy de ce qu'est une limite) pour faire constater que la limite est parfaitement totalement égal à 1 (et pas égale à 1 "à un infiniment petit prés") alors que, bien sûr, aucun des Un n'est égal à 1.
A chaque fois c'est long et fastidieux (et répétitif : je sais pas combien de post il y a sur ce forum sur le thème en question) et toute les fois que j'ai répondu à ce type de thread je me suis demandé quel était le #?#!?#!?! (censuré) qui avait pu leur laisser imaginer qu'il y avait des entiers (ou des réels) infiniment grands.
Et là où ça me gonfle, c'est qu'ayant été très souvent en contact avec des profs/élèves de Lycées, je sais très bien qu'aucun prof ne dit (ni ne sous entend) que, la limite de 1/n quand n->oo ça fait "presque" 0 (i.e. un "infinitésimal"). C'est toujours très clair que la limite est exactement égale à 0 et pas à autre chose et qu'une suite "tende" vers L, ça veut dire qu'on peut se servir des Un pour approximer L avec la précision qu'on veut dans le sens : "On se fixe une précision => on peut trouver un N tel qu'on a (au moins) cette précision là à partir de N" (avec en général moultes exercices d'application du style "quelle valeur doit on prendre pour avoir L avec 10^-3 de précision ?)
Bref, c'est suffisamment bien expliqués pour que je sois (relativement...) persuadé que c'est pas là qu'ils ont "extrapolés" que le fait qu'une suite Un tendait vers L ça signifiait que Un était "infiniment proche" de L pour n "infiniment grand".
Sinon (et pour finir), effectivement, ça (auquel je n'avais pas vraiment pensé)
Robot a écrit:Il faudrait faire la différence entre "Pour tout X, il existe Y tel que Y est plus grand que X" et "Il existe Y tel que, pour tout X, Y est plus grand que X".
ça me semble une explication on ne peut plus raisonnable concernant le fait que, pour certains, "pouvoir trouver toujours plus grand", ça veut dire "existence d'illimités".