Si on veut éviter de calculer tout les cubes de Z/7Z, on peut éventuellement tenter une approche plus théorique, au moins au début :
Si K=Z/pZ (p>2 premier), le noyau du morphisme f:K*->K* ; x->x^3, contient 1 plus les éventuelles racines de x²+x+1. Et comme le discriminant vaut -3, il y a des racines ssi -3 est un carré modulo p, c'est à dire (via la loi de réciprocité quadratique) ssi p est un carré modulo 3 c'est à dire p = 1 [3] (<=> p =1 [6]). Donc
- Si p = 2 mod 3, ker(f)={1} : f est injective donc bijective et il existe c (non nul) tels que c^3=-2 donc tel que 1^3+1^3+c^3=0 et l'implication a^3+b^3+c^3=0 => abc=0 est fausse.
- Si p = 1 mod 3, (donc par exemple p=7) ker(f)=

(où

est une racine de x²+x+1) est de card=3 donc il y a (p-1)/3 cubes différents dans K* et on vérifie facilement qu'un x de K* est un cube ssi x^((p-1)/3)=1 [même preuve que pour les carrés]. Ensuite, si l'équation a^3+b^3+c^3=0 admet des solution avec abc

0, ça signifie que l'équation x^3=1+y^3 admet des solutions avec xy non nul, c'est à dire qu'il existe y non nul (et évidement différent de -1) tel que (1+y^3)^((p-1)/3)=1.
Je sais pas si on peut aller beaucoup plus loin en restant "théorique", mais dans le cas p=7, ça permet de faire un unique calcul : il y a (p-1)/3=2 cubes non nuls qui sont évidement 1=1^3 et-1= (-1)^3 donc le seul candidat y^3 qui pourrait éventuellement vérifier (1+y^3)^((p-1)/3)=1, c'est y^3=1 or (1+1)^((p-1)/3)=2^2=4 qui est différent de 1 : l'implication a^3+b^3+c^3=0 => abc=0 est vraie.