chombier a écrit:Ca devient généralement plus clair avec la logique du premier ordre, avec les quel que soit, il existe, etc. Par exemple :
est vraie car, quand on remplace x par n'importe quel entier, la proposition obtenue est vraie.
Avec x=7, on obtient 7>1 qui est vraie, et 49>4, qui est vraie.
Avec x=-1, on obtient 7>-1 qui est fausse, et 1>4 qui est fausse
Avec x=-7, on obtient -7>1 qui est fausse, et 49>4 qui est vraie
D'après la table de vérité de l'implication
avec x=7, (vrai => vrai) = vrai, donc tout va bien
avec x=-1, (faux => vrai) = vrai, donc tout va bien
avec x=7, (faux => faux) = vrai, donc tout va bien
(Et évidemment ça marche avec tous les autres nombres, à démontrer :lol3: )est vraie car la prémisse sera toujours fausse, on dit que la prémisse est vide.
mathelot a écrit:Pour le Vrai et le Faux, il y a une application qui transforme
enpar exemple,ie, il y a la possibilité
de calculer des booléens en remplaçant les prédicats par leurs valeurs de vérité 0 ou 1.
Krivine théorie des ensembles
J-F Pabion Logique mathématique chez Hermann
Demazure cours d'Algèbre
Modèles logique et systèmes d'I.A par Alain Dussauchoy chez Hermès
Elements d'I.A par Henri Farreny chez Hermès
ii) il ne faut pas confondre implication et déduction.
L'implication est un connecteur, comme un "point-virgule", assujeti
aux règles logiques par sa table de vérité.
La déduction se fait par "modus ponens", en supposant la prémisse vraie,
et en écrivant la conclusion.
ii) je ne comprends pas la nuance... si je suppose la prémisse vraie, et que je conclus, j'écris bien une implication non? Je ne vois pas trop la différence.
alexis6 a écrit:Merci pour cette réponse.
Je remarque que quand on démontre l'implication pour " tous les autres nombres ", on suppose juste la première proposition vraie, par exemple x>2, pour ensuite démontrer que si x>2 est vraie, x^2>4 est vrai. Et on a pas besoin de supposer les 3 autres cas.
Pour moi on ne démontre pas les autres cas pour deux raisons:
- si le faux implique du vrai, l'implication est vraie, et si le faux implique du faux, l'implication est vraie. Donc dans tous les cas, puisqu'une proposition ne peut être que vraie ou fausse, l'implication est vraie
- on n'a pas besoin de montrer que si la première proposition est vraie, la seconde est fausse est une implication fausse, puisqu'on a déjà montré que si la première était vraie la seconde était vraie était une implication vraie. En effet v --> f est la négation de v --> v ( ce qui est faux, c'est ce qui n'est pas vrai ).
Ainsi, il suffit juste de démontrer que si une première proposition est vraie, la seconde est également vraie.
Mais démontrer, c'est une suite d'arguments finalement. Je crois que l'on peut considérer l'implication comme une suite d'arguments.
Par exemple pour l'implication x>2 --> x^2>4
On peut décomposer en cette suite d'arguments:
x>2
1 - x>2 est vrai par hypothèse donc x est plus grand que tout nombre en dessous de 2 est vrai, en particulier x est plus grand que 0 est vrai.
2- x est plus grand que 0 est vrai, donc x est positif est vrai
3- dans une inégalité, on peut multiplier par un nombre positif sans changer le sens de l'inégalité
4- on peut prendre le nombre positif x
5- on obtient l'inégalité x*x>2x
6- x*x s'écrit x^2
7- on peut donc écrire x^2>2x
8- par hypothèse x>2 est vrai
9- 2 est un nombre positif est vrai, on peut donc multiplier par 2 cette inégalité
10 on obtient 2x>4 vrai
11 l'inégalité est transitive, donc si x^2>2x vrai et 2x>4 vrai alors x^2>4 vrai
Si j'avais écrit un de ces onze arguments faux, comme le faux peut impliquer du vrai ou du faux, le résultat final aurait pu être vrai ou faux. Dans le cas où j'ai démontré du vrai, je suis parti d'une proposition vraie, et j'en déduis une proposition vraie. Pourtant l'implication est-elle vraie? Non, puisque j'ai fait une erreur de raisonnement.
J'en déduis par conséquent que pour démontrer qu'une implication est vraie, il faut deux choses:
- que le vrai implique du vrai, que le vrai n'implique pas du faux.
- que tous les arguments que j'avance soient vrais
chombier a écrit:Les déductions sont des raisonnement logiques, qui permettent d'affirmer que l'implication est vraie.
chombier a écrit:Anecdote d'un prof de logique :
La phrase "si un solide n'est soumis à aucune force, alors son mouvement est rectiligne et uniforme" est logiquement vraie, puisque la prémisse est toujours fausse.
Un solide n'est en effet JAMAIS soumis à aucune force :zen:
mathelot a écrit:Les implications ont des valeurs de vérité
A ou B implique B et C
Mais pourtant quand on parle d'implication, on parle en fait tout le temps de déduction. Il ne faurait donc pas parler d'implication mais de déduction... Les deux se confondent facilement, je trouve.
alexis6 a écrit:Si j'ai bien compris,
La confusion vient du fait que l'on peut démontrer qu'une implication est vraie ou fausse de deux manières:
- en considérant les valeurs de vérités des deux variables. On peut conclure directement si la prémisse est fausse.
- en procédant par déductions
mathelot a écrit:Ce qui est assez curieux, c'est qu'il y a pourtant une formule(formule=identité remarquable=tautologie)
qui est
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