Doraki a écrit:je suis pas sûr de voir le rapport entre ton problème pour comprendre les fonctions en tant que vecteur et le fait qu'il y ait plusieurs bases dans un espace vectoriel.
Oui car je n'ai pas dit d'ou venait mon problème mais y'en avait un.
En fait quand j'ai voulu dire
Soit la partie {t->exp(t),t-cos(t)}.
On peut dire que exp c'est un élément de R^R. Car exp possède une infinité d'indice i (qui est card(R) ) a qui elle leur fait correspondre une valeur réelle v(i). Naïvement je pense que c'est une façon de voir les choses en faisant gaffe que chaque " i " se touchent bien ... non ? Donc dans cet espace vectoriel , le vecteur est de la forme ( ...., exp(0) , ... , exp(1) , .... ) et il a R composante
Ca correspond à ce passage de cours que j'ai lu
ici Et au début, je ne voyais pas les choses de cet oeil là. Je comprenais pas pourquoi l'espace des fonctions continues de R dans R était de dimension infini. Je croyais qu'il était de dimension 1 comme pour l'espace des rééls cité dans mon premier post. Mais là c'est bon grâce à ce lien j'ai pu comprendre pourquoi.
Doraki a écrit:Pour montrer que (f,g) est libre, tu dis :
supposons qu'il existe a et b dans R tel que a.f+b.g = la fonction nulle.
Alors par exemple, en évaluant en 0, a*f(0) + b*g(0) = la fonction nulle (0) = 0
et en évaluant en 1, a*f(1) + b*g(1) = la fonction nulle (1) = 0.
Après on résout le système obtenu et à moins de vraiment être malchanceux, on conclut que a=b=0.
Et donc que (f,g) est libre.
Si tu veux un point de vue plus abstrait,
pour chaque réel x, on a l'application linéaire ev(x) : R^R -> R qui s'appelle "évaluation en x", qui à f associe f(x).
Jusque là ça va. Mais pour reprendre mon exemple pour exp. Ton truc peut devenir
ev(en 0 et en 1) : R^R -> R²
[INDENT][INDENT][INDENT] ( ...., exp(0) , ... , exp(1) , .... ) -> (exp(0),exp(1)) [/INDENT] [/INDENT] [/INDENT]
Puis on refait une deuxième évaluation
ev(en 0 et en 1) : R^R -> R
[INDENT][INDENT][INDENT] ( ...., cos(0) , ... , cos(1) , .... ) -> (cos(0),cos(1))[/INDENT] [/INDENT] [/INDENT]
et je regarde si (exp(0),exp(1)) et (cos(0),cos(1)) sont CL ou pas. S'ils ne sont pas colinéaires c'est que c'est libre ... et pour plus d'assurance on aurait pu se restreindre à 3 composantes au lieu d'en prendre 2 comme on a fait, non ?
Doraki a écrit:Avec ça on peut construire une application linéaire F : R^R -> R² en prenant F = ev(0),ev(1) :
F(f) = (f(0),f(1))
Maintenant notre preuve que (f,g) est libre, en fait elle dit juste que quand on restreint F à Vect(f,g) :
F : Vect(f,g) -> R²,
ben c'est une application injective, (c'est exactement le calcul qu'on a fait)
et donc que Vect(f,g) est de dimension 2 et que F est un isomorphisme entre Vect(f,g) et R².
Là par contre, je pense ne pas avoir compris. Déjà je comprend pas pourquoi Vect(f,g) est de dimension 2. Je pensais qu'il était de dimension R vu que f et g sont deux éléments de R^R