par Ben314 » 20 Mar 2010, 11:51
Concernant "l'argument", c'est exactement ça.
Peut être que le point que pizzouille ne voit pas est le fait que, que ce soit dans la théorie de Riemann ou celle de Lebesgue, le fait qu'une fonction soit intégrable ou pas [ainsi que la valeur de l'intégrale] rese inchangé lorsque l'on modifie la fonction en un nombre fini de points.
Ici, cela explique que pour voir que f est intégrable, on peut parfaitement la remplacer par la fonction prolongée au point 1.
Pour l'hisoire des notations avec la même variable à l'intérieur, ça me gène évidement d'un point de vue formel, mais aussi de façon plus "concrète" : je ne connais aucun langage de programation acceptant un instruction du type "pour n variant de 1 à n" et, par exemple lorsque l'on fait des comparaisons intégrales/séries, on écrit souvent l'intégrale de n à n+1 de f(n)dt et il faut absolument comprendre que la variable d'intégration n'est pas n.
Si je veut continuer dans la série des notations que je n'aime pas du tout et qu'on trouve trés souvent, c'est celle consistant à ecrire comme primitive de la fonction x->f(x) un symbole intégrale sans bornes suivi de f(x)dx.
Perso, j'impose à mes étudiants de mettre des bornes : xo et x et de mettre f(t)dt dans l'intégrande : Ca permet d'écrire moins de conneries lorsque l'on fait des I.P.P. ou des changement de variables, mais surtout, dans le cas où f est définie sur une partie de R qui n'est pas un intervalle, de bien comprendre que, en fonction de l'endroit où l'on a pris le xo, on obtient uniquement une primitive de f sur un intervalle du domaine de définition et pas sur le domaine tout entier (je pense en particulier à la recherche de primitives de 1/x sur R* où j'ai constaté qu'un grand nombre de ceux qui utilise la notation que je n'aime pas sont totalement démunis la première fois qu'on leur demande une primitive de 1/x sur ]-oo,0[.
Qui n'entend qu'un son n'entend qu'une sonnerie. Signé : Sonfucius