Commentaire Philo Nietzsche le travail

Quand Socrate rencontre Shakespear: discussions littéraires, langues étrangères, histoire ou géographie.
Gnolls
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Enregistré le: 21 Oct 2015, 18:34

Commentaire Philo Nietzsche le travail

par Gnolls » 21 Oct 2015, 18:35

Hello j'ai pour devoir de faire un commentaire sur le texte de Nietzsche parlant du travail. Or c'est le premier pour moi, je suis en Terminale S et pas super bon en Philo, j'ai tenté quelque chose et je voulais votre avis, si j'ai pas fait de contre sens, d'hors sujet, si j'ai cité asser d'auteurs enfin bref si mon commentaire à du sens et possède tout ce qu'il faut pour de la philo !
Voilà le texte d'origine :
"Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous :à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême."

Et voici mon commentaire :
Le texte de Nietzsche sur le travail extrait de son livre Aurore publiée 1881 n’est pas une critique du travail en lui-même, mais plutôt une critique de la glorification du travail, c’est-à-dire le fait d’en faire une valeur supérieur aux autres, la recherche d’une plus grande productivité dans les usines du XIX eme siècle. Nietzsche explique le but de la glorification du travail. Pour lui, en faisant l’éloge du travail, le travailleur lui est oublié. Les conditions de ceux-ci deviennent critiques, et ce qui est visé dans ce texte est la survalorisation du travail qui affecte les usines en croissance et qui pousse les travailleurs à un travail monotone, qui empêche le développement personnel de chacun. Or les individus ont besoin de ce travail, qui leur représente leur porte de survie. La glorification du travail serait donc un moyen politique pour maitriser les individus et empêcher leur développement de raison et d’épanouissement, en endiguant leurs capacités personnelles de révolte. Ainsi dans un premier temps nous verrons ce que cherche à désigner l’idée de « glorification du travail » ainsi que ses causes. Puis dans un second temps nous
Dans un premier temps nous allons étudier l’origine de l’expression « glorification du travail » et ses causes.
Ce texte est donc une critique de la glorification du travail. D’une part cette glorification conduit l’homme à travailler sans la possibilité de s’épanouir, notamment car les conditions de travails de l’époque st très éprouvantes, et la possibilité pour le travailleur de sortir de cette fatigue accumulée est quasiment inexistante. Le texte vise donc les discours qui idéalise le travail, et qui considère qu’il est le moyen pour la société de se dépasser. Derrière cette louange, « la peur de tout ce qui est individuel » est induite. Et la peur provient de la société. Toute société préfère l’uniformité et nie l’individu pour assurer une cohésion de groupe. L’individuel est égoïste et insociable, donc difficile a géré et à contrôler.
De plus, on remarque que le travail est tout d’abord une dépense d’énergie physique phénoménale, ainsi qu’intellectuelle(L-7). Le travail est pénible, fatiguant, il est peine ainsi que souffrance, c’est un « dur labeur du matin au soir ». Cette fatigue engendre des conséquences horribles sur l’individu, mais procure de nombreux avantages à la société en elle-même. Ce travail consomme l’énergie, tout comme le temps, les journées à l’usine commençaient très tôt le matin pour finir tard le soir, avec qu’une moindre pause, toujours pour plus optimisé le rendement de l’usine. Sa conscience est donc « bridé », il lui est plus difficile de développé raison, désirs et indépendance ( L.5-6), tout comme il n’a plus de temps pour la réflexion, la médiation, la rêverie ou autre sentiments, car toute ses actions sont dictées et faites à sa place. L’individu est conditionné au travail ainsi qu’à la soumission et au refus de l’indépendance.
Le travail n’est plus devenu une nécessité pour vivre, puisque désormais on travaille pour vivre. C’est un moyen pour gagner un salaire indispensable (l.9), afin de survivre : Manger, se vêtir, se loger.
Dans un seconde temps, nous allons remarquer que Nietzsche cherche à montrer que l’individualité est réprimé dans une cette société.
Cependant l’auteur ne contredit pas directement le discours, il montre à quel point il est hypocrite car il masque ses véritables motivations, et il analyse ses arrières pensées pour le critiquer. Et retient une idée : En quoi le travail, notamment en usine, est un moyen de contrer toute action individuel ?
D’une part, pour Nietzsche c’est bien plus qu’un enjeu économique, il se trouve d’autres raisons plus générales. La société de masse s’est créée à partir de la révolution industrielle, a la nécessité de se perdre dans la masse, car celle-ci est indifférente. Cependant l’individu lui a des intérêts particuliers, une volonté d’agir et des souhaits à défendre. Quant à la masse, elle est regroupée autour d’un intérêt commun, et est donc une multitude d’esprits facile à contrôlé. Par un système de division, le travail donne à l’individu un système d’interdépendance sociale, l’intègre et lui propose donc de construire cette société. Le travail se veut novateur de recherche de l’intérêt collectif au-delà d’un but égoïste d’un seul homme. En effet, avec les conditions déplorables du travail en usine au XIX eme siècle, le travail avec son dur labeur possède une fonction de surveillance et permet de canaliser les individus. Il possède tout autant une fonction policière qui occupe l’individu, le soumets, et l’épuise pour le détourner d’autres but que ceux que la société impose. Nietzsche monte que le travail enlève le goût de l’indépendance car il place dans la perspective de l’intérêt social et non dans la perspective de la vie personnelle. Anéanti par sa peine et ses efforts, les travailleurs n’ont pas l’idée ou le loisir de se révolter ou de contester l’ordre établi.
De plus, l’autre nous montre que la valorisation du travail est liée à une idée de la sécurité qui survalorisé dans les sociétés modernes. Accorder une valeur trop grande à la sécurité peut impliquer un désir de contrôle de masse des individus. Ainsi, l’auteur voit à travers les sociétés « où l’on travaille dur en permanence » des sociétés qui prône la sécurité (L0-10)en « divinité suprême » et qui ont peur de l’individualité. Cependant elle n’asservit que ceux qui l’étaient déjà par l’appât du gain toujours plus intense.
Pour finir Nietzsche reproche la constante nécessité de l’augmentation de la production, de la croissance et l’enrichissement matériel des sociétés capitalistes industrielles. L’auteur est attristé par ce sacrifice des individus, le sacrifice de valeurs intérieures individuelles de chacun, causé par la glorification du travail dans les sociétés développées. Cette critique du travail souhaite bien nous dirigé cers une affirmation de la liberté individuelle ainsi que les valeurs de chacun.

Voilà merci j'ai conscience du travail que ca peut représenté pour vous de me relire et je vous en remercie grandement !
Merci !
Bonne soirée !



 

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