Aide en français 1ère S svp

Quand Socrate rencontre Shakespear: discussions littéraires, langues étrangères, histoire ou géographie.
danp
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aide en français 1ère S svp

par danp » 20 Fév 2008, 16:46

Bonjour, pendant les vacances je dois faire un devoir type bac en français et j'aurais besoin d'une aide svp pour le plan du commentaire et pour comprendre la question.

Texte Gustave Flaubert : décrit ici une noce dans la campagne normande…
Les convives arrivèrent de bonne heure dans des voitures, carrioles à un cheval, charsà bancs à deux roues, vieux cabriolets sans capote, tapissières à rideaux de cuir, et les jeunesgens des villages les plus voisins dans des charrettes où ils se tenaient debout, en rang, lesmains appuyées sur les ridelles pour ne pas tomber, allant au trot et secoués dur. Il en vint dedix lieues loin, de Goderville, de Normanville et de Cany. On avait invité tous les parents desdeux familles, on s’était raccommodé avec les amis brouillés, on avait écrit à desconnaissances perdues de vue depuis longtemps.De temps à autre, on entendait des coups de fouet derrière la haie ; bientôt la barrières’ouvrait : c’était une carriole qui entrait. Galopant jusqu’à la première marche du perron, elles’y arrêtait court, et vidait son monde qui sortait par tous les côtés en se frottant les genoux eten s’étirant les bras. Les dames, en bonnet, avaient des robes à la façon de la ville, des chaînesde montre en or, des pèlerines à bouts croisés dans la ceinture, ou de petits fichus de couleurattachés dans le dos avec une épingle, et qui leur découvraient le cou par derrière. Les gamins,vêtus pareillement à leurs papas, semblaient incommodés par leurs habits neufs (beaucoupmême étrennèrent ce jour-là la première paire de bottes de leur existence), et l’on voyait àcôté d’eux, ne soufflant mot dans la robe blanche de sa première communion rallongée pourla circonstance, quelque grande fillette de quatorze ou seize ans, leur cousine ou leur sœuraînée sans doute, rougeaude, ahurie, les cheveux gras de pommade à la rose, et ayant bienpeur de salir ses gants. Comme il n’y avait point assez de valets d’écurie pour dételer toutesles voitures, les messieurs retroussaient leurs manches et s’y mettaient eux-mêmes. Suivantleur position sociale différente, ils avaient des habits, des redingotes, des vestes, des habitsvestes: – bons habits, entourés de toute la considération d’une famille, et qui ne sortaient del’armoire que pour les solennités ; redingotes à grandes basques flottant au vent, à colletcylindrique, à poches larges comme des sacs ; vestes de gros drap, qui accompagnaientordinairement quelque casquette cerclée de cuivre à sa visière ; habits-vestes très courts, ayantdans le dos deux boutons rapprochés comme une paire d’yeux, et dont les pans semblaientavoir été coupés à même un seul bloc, par la hache du charpentier. Quelques-uns encore (maisceux-là, bien sûr, devaient dîner au bas bout de la table) portaient des blouses de cérémonie,c’est-à-dire dont le col était rabattu sur les épaules, le dos froncé à petits plis et la tailleattachée très bas par une ceinture cousue.Et les chemises sur les poitrines bombaient comme des cuirasses ! Tout le monde étaittondu à neuf, les oreilles s’écartaient des têtes, on était rasé de près ; quelques-uns même quis’étaient levés dès avant l’aube, n’ayant vu clair à se faire la barbe, avaient des balafres endiagonale sous le nez, ou, le long des mâchoires, des pelures d’épiderme larges comme desécus de trois francs, et qu’avait enflammées le grand air pendant la route, ce qui marbrait unpeu de plaques roses toutes ces grosses faces blanches épanouies.

Texte B : La blanchisseuse Gervaise Macquart vient de se marier avec Coupeau, un ouvrier zingueur. Les amis et les parents invités à la noce (un petit patron, des blanchisseuses, desconcierges, des ouvriers, un forgeron…) décident d'aller visiter le musée du Louvre à Paris.
Dans la galerie d’Apollon, le parquet surtout émerveilla la société, un parquet luisant,clair comme un miroir, où les pieds des banquettes se reflétaient. Mlle Remanjou fermait lesyeux, parce qu’elle croyait marcher sur de l’eau. On criait à Mme Gaudron de poser sessouliers à plat, à cause de sa position. M. Madinier voulait leur montrer les dorures et lespeintures du plafond ; mais ça leur cassait le cou, et ils ne distinguaient rien. Alors, avantd’entrer dans le salon carré, il indiqua une fenêtre du geste, en disant :– Voilà le balcon d’où Charles IX a tiré sur le peuple.Cependant, il surveillait la queue du cortège. D’un geste, il commanda une halte, aumilieu du salon carré. Il n’y avait là que des chefs-d’œuvre, murmurait-il à demi-voix, commedans une église. On fit le tour du salon. Gervaise demanda le sujet des Noces de Cana ;c’était bête de ne pas écrire les sujets sur les cadres. Coupeau s’arrêta devant la Joconde, àlaquelle il trouva une ressemblance avec une de ses tantes. Boche et Bibi-la-Grilladericanaient, en se montrant du coin de l’œil les femmes nues ; les cuisses de l’Antiope surtoutleur causèrent un saisissement. Et, tout au bout, le ménage Gaudron, l’homme la boucheouverte, la femme les mains sur son ventre, restaient béants, attendris et stupides, en face de laVierge de Murillo.Le tour du salon terminé, M. Madinier voulut qu’on recommençât ; ça en valait lapeine. Il s’occupait beaucoup de Mme Lorilleux, à cause de sa robe de soie, et, chaque foisqu’elle l’interrompait, il répondait gravement, avec un grand aplomb. Comme elles’intéressait à la maîtresse de Titien, dont elle trouvait la chevelure jaune pareille à la sienne,il la lui donna pour la belle Ferronnière, une maîtresse d’Henri IV, sur laquelle on avait jouéun drame, à l’Ambigu.Puis, la noce se lança dans la longue galerie où sont les écoles italiennes et flamandes.Encore des tableaux, toujours des tableaux, des saints, des hommes et des femmes avec desfigures qu’on ne comprenait pas, des paysages tout noirs, des bêtes devenues jaunes, unedébandade de gens et de choses dont le violent tapage de couleurs commençait à leur causerun gros mal de tête. M. Madinier ne parlait plus, menait lentement le cortège, qui le suivait enordre, tous les cous tordus et les yeux en l’air. Des siècles d’art passaient devant leurignorance ahurie, la sécheresse fine des primitifs, les splendeurs des Vénitiens, la vie grasse etbelle de lumière des Hollandais. Mais ce qui les intéressait le plus, c’étaient encore lescopistes avec leurs chevalets installés parmi le monde, peignant sans gêne ; une vieille dame,montée sur une grande échelle, promenant un pinceau à badigeon dans le ciel tendre d’uneimmense toile, les frappa d’une façon particulière. Peu à peu, pourtant, le bruit avait dû serépandre qu’une noce visitait le Louvre ; des peintres accouraient, la bouche fendue d’un rire ;des curieux s’asseyaient à l’avance sur des banquettes, pour assister commodément au défilé ;tandis que les gardiens, les lèvres pincées, retenaient des mots d’esprit. Et la noce, déjà lasse,perdant de son respect, traînait ses souliers à clous, tapait ses talons sur les parquets sonores,avec le piétinement d’un troupeau débandé, lâché au milieu de la propreté nue et recueillie dessalles.

et il y a encore un autre texte de PROUST qui n'est pas important pour le commentaire. Il ne rentre pas ici, je le rajoute dessuite après ce message !

Question
Quelle position le narrateur adopte-t-il à l’égard des personnages décrits dans cesdifférents textes ? Quel est le registre choisi ?

;) Commentaire :
Vous commenterez le texte de Gustave Flaubert, depuis « De temps à autre », jusqu’à« ceinture cousue ».

Voilà, alors bon, déjà à la question, est-ce que "la position que le narrateur adopte à l'égard des personnages" c'est pareil que le point de vue qu'il adopte ? Enfin, est-ce que ça veut dire la même chose ?

Ensuite, pour le commentaire, j'ai un plan, pourriez-vous me dire ce que vous en pensez s'il vous plaît ?
I. La description réaliste de la scène d'arrivée
II. la description vestimentaire des convives
II. La diversité sociale montrée à travers la description vestimentaire des convives

Merci



danp
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c'est le dernier texte du corpus

par danp » 20 Fév 2008, 16:47

Texte C: Marcel Proust fait ici l’évocation d’un salon de la grande bourgeoisie, à la fin duXIXe siècle…
Pour faire partie du « petit noyau », du « petit groupe », du « petit clan » des Verdurin,une condition était suffisante mais elle était nécessaire : il fallait adhérer tacitement à unCredo dont un des articles était que le jeune pianiste, protégé par Mme Verdurin cette annéelàet dont elle disait : « Ça ne devrait pas être permis de savoir jouer Wagner comme ça ! »,« enfonçait » à la fois Planté et Rubinstein et que le docteur Cottard avait plus de diagnosticque Potain. Toute « nouvelle recrue » à qui les Verdurin ne pouvaient pas persuader que lessoirées des gens qui n’allaient pas chez eux étaient ennuyeuses comme la pluie, se voyaitimmédiatement exclue. Les femmes étant à cet égard plus rebelles que les hommes à déposertoute curiosité mondaine et l’envie de se renseigner par soi-même sur l’agrément des autressalons, et les Verdurin sentant d’autre part que cet esprit d’examen et ce démon de frivolitépouvait par contagion devenir fatal à l’orthodoxie de la petite église, ils avaient été amenés àrejeter successivement tous les « fidèles » du sexe féminin.En dehors de la jeune femme du docteur, ils étaient réduits presque uniquement cetteannée-là (bien que Mme Verdurin fût elle-même vertueuse et d’une respectable famillebourgeoise, excessivement riche et entièrement obscure, avec laquelle elle avait peu à peucessé volontairement toute relation) à une personne presque du demi-monde, Mme de Crécy,que Mme Verdurin appelait par son petit nom, Odette, et déclarait être « un amour », et à latante du pianiste, laquelle devait avoir tiré le cordon ; personnes ignorantes du monde et à lanaïveté de qui il avait été si facile de faire accroire que la princesse de Sagan et la duchesse deGuermantes étaient obligées de payer des malheureux pour avoir du monde à leurs dîners, quesi on leur avait offert de les faire inviter chez ces deux grandes dames, l’ancienne concierge etla cocotte eussent dédaigneusement refusé.Les Verdurin n’invitaient pas à dîner : on avait chez eux « son couvert mis ». Pour lasoirée, il n’y avait pas de programme. Le jeune pianiste jouait, mais seulement si « ça luichantait », car on ne forçait personne et comme disait M. Verdurin : « Tout pour les amis,vivent les camarades ! » Si le pianiste voulait jouer la chevauchée de la Walkyrie ou le préludede Tristan, Mme Verdurin protestait, non que cette musique lui déplût, mais au contraireparce qu’elle lui causait trop d’impression. « Alors vous tenez à ce que j’aie ma migraine ?Vous savez bien que c’est la même chose chaque fois qu’il joue ça. Je sais ce qui m’attend !Demain quand je voudrai me lever, bonsoir, plus personne ! » S’il ne jouait pas, on causait, etl’un des amis, le plus souvent leur peintre favori d’alors, « lâchait », comme disait M.Verdurin, « une grosse faribole qui faisait esclaffer tout le monde », Mme Verdurin surtout, àqui, – tant elle avait l’habitude de prendre au propre les expressions figurées des émotionsqu’elle éprouvait – le docteur Cottard (un jeune débutant à cette époque) dut un jour remettresa mâchoire qu’elle avait décrochée pour avoir trop ri.L’habit noir était défendu parce qu’on était entre « copains » et pour ne pas ressembleraux « ennuyeux » dont on se garait comme de la peste et qu’on n’invitait qu’aux grandessoirées, données le plus rarement possible et seulement si cela pouvait amuser le peintre oufaire connaître le musicien. Le reste du temps, on se contentait de jouer des charades, desouper en costume, mais entre soi, en ne mêlant aucun étranger au petit « noyau ».

merci de votre aide

danp
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par danp » 20 Fév 2008, 17:38

Personne peut me donner son avis sur le plan que j'ai essayé de forger ? ^^

I. La description réaliste de la scène d'arrivée
II. la description vestimentaire des convives
II. La diversité sociale montrée à travers la description vestimentaire des convives

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Reformulation de la question

par danp » 20 Fév 2008, 22:41

Ouais à ce que je vois il n'y a pas beaucoup d'amateurs de Flaubert par ici lol

Non, je sais en faite c'est moi qui est découragé tout le monde en mettan tous les texte du corpus qui servent a rien!
Je reformule ma question et entre temps j'ai forgé un autre plan, qu'en pensez-vous ?

Le morceau de texte :
De temps à autre, on entendait des coups de fouet derrière la haie ; bientôt la barrières’ouvrait : c’était une carriole qui entrait. Galopant jusqu’à la première marche du perron, elles’y arrêtait court, et vidait son monde qui sortait par tous les côtés en se frottant les genoux eten s’étirant les bras. Les dames, en bonnet, avaient des robes à la façon de la ville, des chaînesde montre en or, des pèlerines à bouts croisés dans la ceinture, ou de petits fichus de couleurattachés dans le dos avec une épingle, et qui leur découvraient le cou par derrière. Les gamins,vêtus pareillement à leurs papas, semblaient incommodés par leurs habits neufs (beaucoupmême étrennèrent ce jour-là la première paire de bottes de leur existence), et l’on voyait àcôté d’eux, ne soufflant mot dans la robe blanche de sa première communion rallongée pourla circonstance, quelque grande fillette de quatorze ou seize ans, leur cousine ou leur sœuraînée sans doute, rougeaude, ahurie, les cheveux gras de pommade à la rose, et ayant bienpeur de salir ses gants. Comme il n’y avait point assez de valets d’écurie pour dételer toutesles voitures, les messieurs retroussaient leurs manches et s’y mettaient eux-mêmes. Suivantleur position sociale différente, ils avaient des habits, des redingotes, des vestes, des habitsvestes: – bons habits, entourés de toute la considération d’une famille, et qui ne sortaient del’armoire que pour les solennités ; redingotes à grandes basques flottant au vent, à colletcylindrique, à poches larges comme des sacs ; vestes de gros drap, qui accompagnaientordinairement quelque casquette cerclée de cuivre à sa visière ; habits-vestes très courts, ayantdans le dos deux boutons rapprochés comme une paire d’yeux, et dont les pans semblaientavoir été coupés à même un seul bloc, par la hache du charpentier. Quelques-uns encore (maisceux-là, bien sûr, devaient dîner au bas bout de la table) portaient des blouses de cérémonie,c’est-à-dire dont le col était rabattu sur les épaules, le dos froncé à petits plis et la tailleattachée très bas par une ceinture cousue.

Plan de commentaire :
En quoi cet extrait est-il caractéristique du réalisme ?
I. Une description fondée sur des principes réalistes ...
1. Le refus du romantisme
2. Description réelle de l'homme
II. ... chargée de montrer des mécanismes de la société du 19eme siècle
1. description vestimentaire des convives
2. des détails qui indiquent l'appartenance sociale des convives

?? ?? ?? please please please ! qu'en pensez vous ?

 

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