par Anonyme » 30 Avr 2005, 15:34
Jean-Claude Poujade a écrit
> Exemple à deux dimensions:
> f(x,y) = (x-1)^2 + (y-2)^2 - 4
> Il est "manifeste" que les deux cercles f(x,y)=0 et f(y,x)=0
> vont se couper sur y=x
C'est vrai, pour le montrer je le présenterais ainsi :
soit f : R² --> R telle que f(x,y) = (x-1)^2 + (y-2)^2 - 4
Alors l'équation f(x, y) = 0 est l'équation d'un cercle (C)
Posons maintenant g(x,y) = (y-1)^2 + (x-2)^2 - 4
alors g(x, y) = 0 est l'équation d'un autre cercle (C').
Les cercles (C) et (C') sont symétriques par rapport à
la première bissectrice car si M = (a,b) est un point de
(C) on a f(a, b) = 0 donc g(b, a) = 0, ce qui prouve que
le point M' = (b, a), symétrique de M est sur le est sur (C')
(C') et (C') se coupent donc sur la première bissectrice
ce qui prouve que
f(x, y) = 0 et f(y, x) = 0 => x = y
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Je ne crois cependant pas que ce résultat se généralise.
Soit en effet une fonction f de R ³ dans R.
Posons :
g : R³ --> R , telle que g(x, y, z) = f(y, z, x)
h : R³ --> R , telle que h(x, y, z) = f(z, x, y)
Notons :
C_f l'ensemble des points de R³ tel que f(x, y, z) = 0
C_g l'ensemble des points de R³ tel que g(x, y, z) = 0
C_h l'ensemble des points de R³ tel que h(x, y, z) = 0
On supposera que C_f , C_g et C_h sont des courbes
de R³ (ce qui n'est pas évident a priori).
Soit M = (a, b, c) un point de C_f.
On a donc f(a, b, c) = 0.
Donc g(b, c, a) = 0
Donc le point M' = (b, c, a) est dans C_g.
L'ensemble C_g est donc obtenu à partir de C_f par une
transformation qui est une rotation d'axe OA, avec
A = (1, 1, 1) , et d'angle 2*pi/3 (sous toute réserve).
De même C_h est obtenu à partir de C_f par une
rotation de même axe OA et d'angle 2*pi/3.
Par conséquent l'ensemble des points tels que
f(x, y, z) = 0 et g(x, y, z) = 0 et h(x, y, z) = 0
c'est à dire tels que f(x, y, z) = f(y, z, x) = f(z, x, y) = 0
est l'intersection des ensembles C_f , C_g et C_h.
Or cette intersection n'est pas nécessairement sur la droite
d'équation x = y = z. Il suffit par exemple de choisir f telle
que C_f soit le triangle de sommets (1, 0, 0) , (0, 1, 0) et
(0, 0, 1).