par Anonyme » 30 Avr 2005, 18:02
On 2004-12-04, Nicolas Richard wrote:
> Moi je lis f(x) = f(X) U A, ça veut juste dire que f(X) contient A pour
> tout X. Tout ce qu'on sait c'est que f est à valeurs dans les
> surensembles de A (dans E) qui est "A U P(E\A)" (càd { A U X où X \in
> P(A\E) }). Je doute que ça définisse f de manière unique. L'existence de
> fonctions injective et surjective dépend de la cardinalité relative de
> P(E\A) (où '\' désigne la soustraction ensembliste) et de P(E). Donc de
> celle de E\A et de E. Me gourai-je encore ?
Ah oui, je reprends donc en essayant de ne pas dire de bêtises cette
fois. Donc, f(X) = f(X) U A implique que A est égal à l'intersection
des f(X), pour tout X. Dans le cas où E est fini, ce n'est possible
que pour A vide, par un argument de cardinal. Dans le cas où E est
infini, ça se corse. Soit par exemple E = N, et l'application
f(X) = {n+1, n dans X} U {0}. Soit A = {0}, on a clairement
f(X) = f(X) U A car A inclus dans f(X). Mais on peut faire pire,
avec f(X) = {2n+1, n dans X} U 2N, et dans ce cas A = 2N fonctionne.
Donc effectivement, le cardinal de E\A doit être infini pour qu'une
telle chose puisse se produire, et si ce n'est pas le cas, alors A = 0.
Ce n'est hélas pas une condition suffisante pour que f soit injective.
Par exemple, f(X) = X U {0} dans le cas X infini.
Par contre, pour la surjectivité, si A est non vide, alors l'ensemble
vide n'est jamais atteint. Et si A est vide, ben, f(X) = f(X), ça
ne nous dit pas grand'chose sur f...
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Frédéric, encore une fois confus.