Bs ,
on cherche une condition suffisante pour que f(x) soit
arbitrairement proche de sa limite, quand x est voisin de zéro.
écrire que f(x) est proche de 2, c'est écrire que f(x)-2 est proche de zéro.
On cherche à montrer que la distance |f(x)-2| peut être rendue arbitrairement petite, si x est suffisamment proche de zéro.
On se donne un

> 0.
On cherche alors une condition suffisante pour que l'inégalité
-2| \leq \epsilon)
soit vérifiée dans un voisinage de zéro par la variable

.
On se restreint, de prime abord à

à cause de la suffisance.
alors
-2| \leq x^2 +|x|)
on a donc majoré |f(x)-2|par deux "infiniment petits", et par commodité, on majore par le double du plus grand des deux, afin d'obtenir une expression linéaire (avec un coeff):
si

-2| \leq 2|x|)
maintenant, il suffit que la quantité 2|x| soit elle-même inférieure à

(ce n'est pas nécessaire) pour que |f(x)-2| le soit aussi.
On pose alors
)
si

et par transitivité de la relation d'ordre
-2| \leq 2|x| \leq \epsilon)
comme

,
si

alors

et les inégalités précédentes sont vérifiées.
remarque1: dans des phénomènes scientifiques décrits par des fonctions
régulières, le rayon

joue un rôle de seuil:
dès que la variable x est suffisamment proche de zéro, sous "le seuil",
alors la quantité f(x) est
sous contrôle, accumulée dans un voisinage de sa limite de diamètre inférieur à

.
remarque 2: il y a une très grande classe de fonctions pour lequelles
la démonstration de l'existence d'une limite est aisée, ce sont celles
pour lesquelles la dérivée (ou la différentielle) est bornée dans un voisinage
de

,auquel cas la majoration des accroissements finis s'applique. le coefficient de linéarité évoqué plus haut est alors
le maximum de |f'(x)| dans un voisinage compact de

.
remarque 3: dans les espaces topologiques métriques, on peut définir des voisinages en utilisant une distance. Quand la topologie n'est pas métrisable,
il faut remplacer ces définitions de voisinages par des images réciproques
ensemblistes.