barbu23 a écrit:Si on démontre que : la quantité :
 + t ( h,k)) - f(0,0)}{ t })
qui ne dépend pas de

et

, et non pas la limite :
 + t ( h,k)) - f(0,0)}{ t })
qui ne dépend pas de

et

... alors elle est différentiable en
)
.
Non, c'est faux : si f est différentiable en (0,0), alors la limite en question est une application linéaire par rapport à h et à k et, il n'y a que trés peu de rapport entre une application constante (qui n'est pas linéaire si la constante n'est pas nulle) et une application linéaire (qui n'est pas constante si elle est non nulle ce qui est le cas le plus fréquent).
Pour ce type d'exo, on commence par "balancer" que c'est C^1 partout où la fonction est "composée de fonction de classes C1 : comme les profs veulent pas se faire chier, c'est assez systématiquement tout les points sauf (0,0).
Ensuite, on commence évidement par regarder la continuité de la fonction aux points qui "posent problème" (donc très souvent... en (0,0))
Ensuite, on regarde si les dérivées partielles en x et en y existent ou pas en ces points là. Si elles existent pas toutes les deux -> fin.
Ensuite, ça dépend de l'énoncé : si on demande de montrer que f est de classe C1, on calcule les dérivées partielles ailleurs qu'au point qui pose problème et on montre que les dérivées partielles sont continues ce qui (théorème) montre que f est C1.
Si c'est uniquement demandé de montrer qu'elle est différentiable (voire pire, si la question suivante est "est-elle C1 ?"), ça sent le brulé : il y a de forte chance qu'elle soit différentiable mais pas C1.
Pour montrer qu'elle est différentiable (sans forcément être C1), y'a pas trop le choix : la définition.
Vu qu'on a déjà calculé les dérivées partielle, on sait quelle est la seule application linéaire L susceptible d'être la différentielle et on essaye de majorer |f(xo+h,yo+k)-L(h,k)| pour montrer que c'est en o(||(h,k)||).
Si on pense qu'en fait elle n'est pas différentiable en (xo,yo), on peut tenter le coup de la Gâteau différentiabilité, c'est à dire de calculer la limite dont parle Barbu. Si la limite obtenue
n'est pas une application linéaire en (h,k) alors c'est foutu. Le problème, c'est que si c'est effectivement linéaire en (h,k), ben ça prouve pas pour autant qu'elle est différentiable en (xo,yo) ni même qu'elle est continue d'ailleurs : cherche "Gâteau différentiabilité sur le net" et, sur chaque site qui en parle, tu trouvera au moins un contre exemple.
Ncdk a écrit:=\frac{t^3h^3-t^3k^3}{t^2h^2-t^2k^2})
Donc
Donc quand on passe à la limite, le résultat dépend de h et k, vu que t napparaît plus, alors on en déduit que la limite est différente de 0, donc f est pas différentiable en (0,0)
C'est le bon raisonnement ?
Par exemple là, non, ce n'est pas du tout le "bon raisonnement" : le fait que la limite (encore que ici, il n'y a même pas besoin de passer à la limite...) dépende de h et k ne donne aucune information (à part le minuscule fait que, si f est différentiable, sa différentielle n'est pas nulle)
A la rigueur, si tu as calculé avant les deux dérivées partielles en (0,0) et que tu les as trouvées toutes les deux nulles, ce qui montrerais que, si elle est différentiable, sa différentielle est nulle, tu pourrait conclure par le seul argument que ton truc n'est pas toujours nul.
Mais en fait, c'est pas utile ici vu que le fait que la formule que tu obtient
n'est pas linéaire en h,k (i.e. pas de la forme ah+bk) prouve que f n'est pas différentiable.