par Anonyme » 30 Avr 2005, 16:50
> R^n muni de q' est un espace euclidien que j'appelle E.
> Soit B une BON de E et soit M la matrice de q dans B.
***
dans E plutôt
***
> Alors M est symétrique
***
.....pour le produit scalaire induit par q'. Explication :
soit B la matrice de q' dans la base canonique de R^n et (.,.) le produit
scalaire canonique associé alors le produit scalaire induit par q' est
X-->=(BX,X) et dire que M est symétrique pour ce dernier produit
scalaire signifie que
= (BMx,x)=(Bx,Mx) (Bx,x)=(t(M)Bx,x) quel que soit x dans
R^n
où t(M) est la transposée de M pour le produit scalaire usuel (.,.)
Ainsi une matrice M est symétrique pour le produit scalaire signifie
que BM=t(M)B pour le produit scalaire (.,.).
***
> réelle donc (théorème spectral) M est diagonalisable dans le groupe
> orthogonal
***
..... pour la forme quadratique q' c'est-à-dire c'est l'ensemble des matrices
inversibles J telles que
q'(Jx)=q'(x) =(BJx,Jx)=(Bx,x)(t(J)BJx,x)=(Bx,x)
autrement dit une matrice J est orthogonale pour le produit scalaire
signifie que t(J)AJ=A
En particulier, si B=I on obtient que t(J)J=I mais pour une matrice B
quelconque (symétrique positive) cela signifie que J^(-1)=B^(-1)t(J)B donc
si t'(J) désigne la transposée de P pour le produit scalaire , on a
t'(J)=B^(-1)t(J)B
***
> ie il existe P orthogonale telle que P^(-1)MP=D soit diagonale.
***
donc t'(P)MP=D car P est orthogonale pour le produit scalaire
La forme quadratique q' s'écrit q'(x)== et la forme quadratique
q s'écrit donc
q(x)===
Les deux formes quadratiques q et q' sont donc coréduites dans la base
C=P(base canonique)
Peut-on dire que les matrices A et B commutent ?
La matrice de A et de B dans la nouvelle BON sont M et I qui commutent
clairement. Par contre, les matrices A et M ne sont pas conjugués donc on ne
peut pas dire que A et B commutent. Plus précisément :
On sait que q(x)=(Ax,x) (par définition de la matrice d'une forme
quadratique dans la base canonique orthonormée pour (.,.)) et que
q(x)= (par définition de la matrice symétrique dans une BON pour
)
Il est immédiat que (Ax,x)= (Ax,x)=(BMx,x) A=BM
Ainsi, exiger que A et B commutent signifie que :
AB=BA
BMB=BBMMB=BM==(BMx,x)=(MBx,x)=(Bx,t(M)x)=
La commutation de A et B signifie donc que t(M)=M autrement dit M dot être
symétrique pour le produit scalaire usuel (.,.) et par définition pour le
produit scalaire ce qui arrive rarement.
Il est évident que la commutation de A et B induit la coréduction des formes
quadratiques associées et ce raisonnement montre que la réciproque est
fausse.
Une autre façon de le voir, la forme quadratique q'(x) possède une BON. La
théorie générale des formes quadratiques te montre qu'il existe une BON pour
le produit scalaire pour lequel q est réduite en somme de carrés.
La formule de changement de base des formes quadratiques montre que
B=t(R)*D*R, R n'étant pas à nouveau orthogonale au sens usuel car il s'agit
d'une matrice de changement de base d'une BON(1) (pour le produit scalaire
(.,.) ) dans une autre BON(2) ()
D'autre part, la matrice de A dans la BON(2) est nécessairement I (par
définition de la BON(2)) donc A=t(R)*I*R
Si t(R)=R^(-1) alors A et B commutent mais en général, il n'y aucune raison
pour que t(R)=R^(-1) car les conditions d'orthogonalité pour (.,.) et
sont distinctes.