|
Posté par l'pêcheur
Bonjour, je dois faire un type brevet mais j'éprouve quelques difficutés ...
Jean Giono L’Eau vive Gallimard, 1974 Le 16 octobre 1939, un bateau en provenance d’Alexandrie (ville d’Égypte) arrive à Marseille… La visite des bagages fut vite faite, surtout pour les officiers ; ils n’avaient d’ailleurs que des sabretaches1 de cuir, pleines de papier, de cartes et de tabac. Le petit garçon était vêtu d’un costume de golf en velours noir ; mais un très beau foulard rouge, plein d’anges d’or, bouillonnait autour de son cou. « Venez voir, maman », dit-il. C’était une gazelle dans une caisse à claire-voie2. La bête était couchée sur le flanc. Les yeux fermés, elle pleurait ; les larmes avaient fait un ruisseau dans ses poils clairs. Hors de ses babines, un petit bout de langue tremblait. « Elle a soif, dit la jeune femme. Elle a soif depuis longtemps, mon chéri. On ne lui a pas donné à boire. » Elle se tourna vers le porteur de Cook3 qui sanglait ses valises. « Où est la fontaine ? – Il n’y a pas de fontaine ici, madame. – Allez m’acheter un bol », dit-elle. L’homme la regarda sans comprendre. « Je veux donner à boire à cette bête. – C’est difficile, dit l’homme, il faut que je remonte jusqu’à la rue de la République. » Mais il prit l’argent et s’en alla. « Venez, dit-elle à l’enfant. Nous allons attendre plus loin. (Ils marchaient tous les deux, sans bruit, sur de somptueux souliers de cuir vert.) On ne doit jamais s’habituer à la souffrance, même pour de bons motifs. On la regarde, mon chéri, juste le temps de la connaître, après, si l’on est un homme, on soigne sans ouvrir les yeux. » […] Un bataillon d’infanterie de marine arriva au pas cadencé derrière les docks de la douane, et compagnie par compagnie, s’arrêta en reposant durement l’arme. L’homme revint avec un petit bol bleu à pois blancs. Il avait acheté aussi un quart Vichy ; car, dit-il, il n’y a pas de fontaines ; il faut aller jusqu’à Saint-Henry, et il essaya de faire sauter la capsule de la bouteille, mais il lui fallut aller emprunter le couteau d’un douanier. La jeune femme déganta sa main et la passant à travers les barreaux de la caisse, approcha le bol bleu des babines où la langue tremblait. La bête ne bougea pas et continua de pleurer. « Venez, mon chéri, elle boira quand nous serons éloignés. » Comme ils arrivaient à la grande porte de sortie, devant laquelle grouillait le boulevard Maritime, la jeune femme caressa les cheveux de l’enfant. « Parfois, dit-elle, on arrive trop tard, mon chéri, mais promettez-moi, il faut toujours acheter le bol bleu. » 1. Sabretache : nom féminin ; sorte de sacoche plate portée par les officiers. 2. À claire-voie : dont les planches en bois sont espacées. 3. Cook : inventeur britannique des voyages organisés au XIXe siècle. Le porteur de bagage travaille donc pour l’agence Cook. m 8. À votre avis, que symbolise la gazelle dans le texte ? Rédigez votre réponse de manière argumentée. (1 point) m 9. Donnez deux exemples concrets qui montrent que la mère agit pour tenter de soulager la souffrance de la bête. (1 point) m 10. « … si l’on est un homme, on soigne sans ouvrir les yeux » (lignes 26- 27) : quel sens l’expression « être un homme » prend-elle ici ? (1 point) m 11. « … il faut toujours acheter le bol bleu » (ligne 43) : identifiez deux procédés de généralisation utilisés dans cette proposition. Que représente, finalement, « le bol bleu » ? (2 points) m 12. À partir de vos précédentes réponses, dites quelle est la visée de ce texte. (1 point). Voilà un morceau du sujet, pourriez-vous svp m'aider pour ces questions que je ne comprend pas... merci d'avance |
|
Posté par l'pêcheur
bah je ne comprends pas bien le sens du texte déjà...
|
|
Posté par l'pêcheur
bah je l'ai déjà lu au moins 6 fois ... mais je ne comprend pas a quoi il veule assimilé la gazelle
|
-