Pourquoi aimez-vous les Mathématiques?

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Posted by: Ping

Aimer les énigmes, c'est compréhensible, utilisez des équations à une ou plusieurs inconnues pour répondre à l'une d'entre elles, c'est encore compréhensible,mais, quand on entre dans le domaine de l'abstraction totale, dépourvue de tout exemple concret comme l'intégration ou pire: l'algèbre (de la license), comment aprécier. Et surtout, comment comprendre?



Posted by: matheu:-)

J'aime les mathématiques parce ce que c'est une science
précise et profonde. Les mathématiques viennent souvent au secours de d'autres sciences comme les sciences de l'ingénieur et l'économie... Particulièrement, quand il faut étoffer des modèles théoriques où apporter des réponses originales et détaillées.

Je trouve que la mathématique est une science qui comporte de nombreuses avantages. En particulier, grâce aux nombreuses applications pratiques qui la sous-tend. Par exemple, la création des ordinateurs relèvent du langage machine 0 et 1 et de la logique. Ensuite, La cryptologie(science des codes secrets) permet de protéger l'information confidentielle grâce à des formules mathématiques de haut niveau lié aux nombres premiers. En géométrie(étude quantitative du vivant) on peut faire une étude statistique de la répartition des nervures des feuilles d'un arbre ou encoder numériquement l'iris du personnel d'une banque pour ensuite la conserver dans une base de données;alors comprendre les maths c'est un vrai art



Posted by: Monsieur23

Tu l'as dit toi-même :
Citation:
Aimer les énigmes, c'est compréhensible


Quelle différence tu fais entre un problème de maths et une énigme ?

Pour moi, tout problème de maths est une énigme, plus ou moins facile à résoudre.



Posted by: Ping

Très bien, mais ne vous arrive-t-il jamais d'en avoir assez, d'avoir cherché de toutes vos forces, d'essayer de comprendre et de n'aboutir à rien?



Posted by: leon1789

Citation:
Posté par Ping
Très bien, mais ne vous arrive-t-il jamais d'en avoir assez, d'avoir cherché de toutes vos forces, d'essayer de comprendre et de n'aboutir à rien?


oh que oui, c'est la plupart du temps comme ça ! (mais pas toujours, heureusement)



Posted by: toticonte

des fois on cherche a etre philosophe mais on perd la route lol. si tu me pose pour quoi j'aime les math????. je te répond par une question "pour quoi tu aime tes parents ou ta petite copine?". allez soiyez plus actifs. laisser les blabla pour les écrivains et le reste, car ils s'en chargent a merveille.



Posted by: Zapata

Moi ce que je trouve beau (entre autres) dans les maths, c'est que justement, ça ne sert à rien... Ou du moins, ça peut ne servir à rien. Qu'est qu'on en a faire qu'un espace est complet ? Que pi est transcendant ? Rien, on s'en fout. C'est juste beau, la beauté du "geste" si j'ose dire, ça ne répond à aucune nécessité. C'est un désintéressement total, un passe-temps, un jeu, une futilité. Bref ça ne sert vraiment à rien, et comme il est rare de pouvoir faire des choses qui ne servent à rien, je fais un peu de maths.



Posted by: toticonte

je te cite un proverbe qui dit " si tu te sens seule alors ne te marie pas". tu peux faire autre chose. comme faire du chôping lol. ça sert a rien. juste une petite question : tu fais quoi comme études???. parce que voir a quoi ça sert nécessite un niveau élevé. si t encore a tes équations du 1 er ordre ben la c raté.



Posted by: abcd22

Citation:
Posté par toticonte
je te cite un proverbe qui dit " si tu te sens seule alors ne te marie pas".

J'ai du mal à comprendre la logique de ce proverbe...
Citation:
tu peux faire autre chose. comme faire du chôping lol. ça sert a rien.

Bah si ça sert à acheter des trucs (lol).
Citation:
juste une petite question : tu fais quoi comme études???. parce que voir a quoi ça sert nécessite un niveau élevé. si t encore a tes équations du 1 er ordre ben la c raté.

La recherche fondamentale en maths n'est pas faite dans un but utilitaire au départ, c'est souvent plus tard qu'on trouve (parfois) des applications ou des liens entre différentes parties des maths qui n'étaient pas spécialement ce que cherchaient les constructeurs de la théorie.



Posted by: alben

Citation:
Posté par abcd22
La recherche fondamentale en maths n'est pas faite dans un but utilitaire au départ, c'est souvent plus tard qu'on trouve (parfois) des applications ou des liens entre différentes parties des maths qui n'étaient pas spécialement ce que cherchaient les constructeurs de la théorie.

Bonjour,
Nous sommes vendredi soir, allons discuter un peu au bistro..
Je ne suis qu'en partie d'accord avec abcd22. Au départ, la recherche en maths est la plupart du temps très utilitaire : la quadrature du cercle (nécessaire aux constructeurs antiques), la trisection de l'angle (navigation dans l'empire romain) répondaient à un besoin crucial. Il y avait des enjeux économiques considérables derrière. Plus récemment, Hilbert ne s'était pas demandé si NP=P, ce n'est qu'au 21ième siècle que le problème est mis en avant.
En même temps, l'esprit humain a la capacité à globaliser, généraliser et finalement à se poser des questions très éloignées des préoccupations initiales. C'est particulièrement le cas en ce qui concerne la logique et les maths. Le grand théorème de Fermat en est un bel exemple. Et la question de savoir si ça peut servir à quelque chose devient sans intérêt.
En résumé, je pense (ce n'est que ma conception) que l'imagination extraordinairement fertile des matheux serait bien vite en panne si elle n'était pas alimentée par des besoins très concrets...



Posted by: _-Gaara-_

La nuit je suis généralemant philosophe (et en plusieurs langues d'ailleurs) donc au lieu de me demander pourquoi j'aime les maths; je me pose cette question :

Est-ce que les maths m'aiment ?

J'en conclue :

Un Théorème Mathématique c'est comme l'Amour ! La réciproque n'est pas toujours VRAIE...



Posted by: Zapata

Citation:
Posté par toticonte
je te cite un proverbe qui dit " si tu te sens seule alors ne te marie pas". tu peux faire autre chose. comme faire du chôping lol. ça sert a rien. juste une petite question : tu fais quoi comme études???. parce que voir a quoi ça sert nécessite un niveau élevé. si t encore a tes équations du 1 er ordre ben la c raté.

Non ne t'inquiète pas ! Je sais bien que cela sert à plein de choses, que ça permet de construire des avions, des cds, des machines enigma, de prévoir la météo et encore bien d'autres choses... Mais ce n'est pas POUR ça que j'aime les maths. Que du contraire. On peut faire des maths juste pour la plaisir d'en faire, et c'est ce que je fais, l'éventuelle application ultérieure ne m'intéresse pas.



Posted by: guigui51250

Moi j'aime les maths tout simplement parce que tout vient des maths. Toute la science est basée sur des calculs mathématiques et tout s'explique par la science donc par les maths. En gros j'aime les maths car celà permet comprendre le monde qui nous entoure.



Posted by: leon1789

Citation:
Posté par guigui51250
Moi j'aime les maths tout simplement parce que tout vient des maths.

<<Tout vient des maths>> ? Toute l'activité scientifique humaine tu veux dire, non ?

Citation:
Posté par guigui51250
Toute la science est basée sur des calculs mathématiques et tout s'explique par la science donc par les maths.

<<Tout s'explique>> ?? Heu non, loin de là... Par exemple, comment expliques-tu mathématiquement les raisons pour lesquelles nous écrivons ces lignes ?

Citation:
Posté par guigui51250
En gros j'aime les maths car cela permet comprendre le monde qui nous entoure.

Je dirais que les maths permettent de comprendre les modèles physiques, biologiques, chimiques, etc. Ces modèles ont pour but d'approximer de manière satisfaisante notre réalité matérielle.

Et parfois, il y a un décalage très important entre les résultats mathématiques et la réalité scientifique (et cela ne vient pas forcément d'une mauvaise modélisation).



Posted by: Dominique Lefebvre

Bonjour,

Les mathématiques ne permettent pas de comprendre les modèles physiques, c'est la physique qui donne cette compréhension. Les maths permettent simplement de les écrire! Pour un physicien, les maths sont un langage, avec ses symboles, sa grammaire et son vocabulaire. C'est tout!

Quant à dire que les maths permettent de comprendre le monde, c'est tellement... naïf que je n'ai même pas eu le courage de réagir!

Et je passe sur les tautologies du genre "Toute la science est basée sur des calculs mathématiques et tout s'explique par la science donc par les maths.". Que la science soit expliquée par la science, c'est déjà amusant, mais qu'elle soit expliquée par les maths, c'est grandiose



Posted by: leon1789

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre
Les mathématiques ne permettent pas de comprendre les modèles physiques, c'est la physique qui donne cette compréhension. Les maths permettent simplement de les écrire! Pour un physicien, les maths sont un langage, avec ses symboles, sa grammaire et son vocabulaire. C'est tout!

Oui, c'est vrai.
Je voulais dire que la physique (par exemple) invente des modèles, et les maths permettent de résoudre des problèmes avec ce modèle. Les maths permettent aussi de dire ce qui possible ou pas (dans ce modèle), sans être exhaustif bien sûr.

Exemple : imaginons que l'on dise que rien ne peut aller plus vite que la lumière. Est-ce un fait constaté par la physique, ou bien un résultat mathématique dans un modèle particulier ?

Mais il y a aussi des propriétés physiques annoncées sur le papier par des considérations et calculs mathématiques qui ne pourront être vérifiées (si le modèle tient la route) que des années plus tard... Il y a un aller retour entre maths et physique, non ?

Exemple : (je passe la relativité d'Einstein) je crois avoir entendu dire que certaines équations mathématiques permettent de justifier l'existence d'autres univers... Est-ce constaté physiquement ??

PS : pardon si je dis des bêtises...



Posted by: Aketo

Je sais que j'aime les maths parce que c'est le seul cours où je suis déçu d'entendre la sonnerie...



Posted by: _-Gaara-_

Citation:
Posté par Aketo
Je sais que j'aime les maths parce que c'est le seul cours où je suis déçu d'entendre la sonnerie...


Exactement pareil ^^ çà ne plaît pas à certains ...



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par leon1789
Oui, c'est vrai.
Je voulais dire que la physique (par exemple) invente des modèles, et les maths permettent de résoudre des problèmes avec ce modèle. Les maths permettent aussi de dire ce qui possible ou pas (dans ce modèle), sans être exhaustif bien sûr.

Les maths permettent de vérifier la cohérence du modèle physique. Elles ne permettent pas de dire ce qui est possible ou pas sur le plan physique.
Je prends un exemple classique : dans le modèle standard, certaines équations divergent sous certaines conditions. C'est un constat mathématique. Mais la cause est physique. On corrige le modèle en introduisant une contrainte de jauge. Cette manipulation mathématique doit avoir une justification physique.
On a constaté ce genre de dérive mathématicienne dans la théorie des supercodes, avec les résultats que l'on sait : un plantage!

Citation:
Exemple : imaginons que l'on dise que rien ne peut aller plus vite que la lumière. Est-ce un fait constaté par la physique, ou bien un résultat mathématique dans un modèle particulier ?

Cette limite est provoquée par la jauge de Lorentz: elle provient du modèle physique. Mais bien sur, l'équation de jauge retranscrit cette limite.

Citation:
Mais il y a aussi des propriétés physiques annoncées sur le papier par des considérations et calculs mathématiques qui ne pourront être vérifiées (si le modèle tient la route) que des années plus tard... Il y a un aller retour entre maths et physique, non ?

Oui, c'est vrai en physique théorique. Mais je dirais que les échanges primordiaux qui gouvernent la mise au point d'une théorie physique le sont avec les expérimentateurs! Une théorie physique ne vaut pas par sa beauté mathématique mais par sa concordance avec l'expérience (encore une fois, cf la théorie des cordes, non falsifiable par l'expérience!)

Citation:

Exemple : (je passe la relativité d'Einstein) je crois avoir entendu dire que certaines équations mathématiques permettent de justifier l'existence d'autres univers... Est-ce constaté physiquement ??

La théorie du multivers est issue de la théorie des cordes. Je te passe celle d'Everett, qui n'a plus court... Cette théorie n'a pas le statut de théorie physique, du moins pour beaucoup de physiciens dont je suis, car elle n'est pas falsifiable, au moins dans l'état.
Et encore une fois, ce ne sont pas des équations tombées de nulle part, ce ne sont que des transcriptions mathématiques de modèles physiques.



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par Aketo
Je sais que j'aime les maths parce que c'est le seul cours où je suis déçu d'entendre la sonnerie...


Alors, celle là, on ne me l'avait jamais faite!! Et lorsqu'il n'y aura plus de sonnerie à la fin des cours :-))



Posted by: leon1789

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre
Les maths permettent de vérifier la cohérence du modèle physique. Elles ne permettent pas de dire ce qui est possible ou pas sur le plan physique. (...)

ok

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre
La théorie du multivers est issue de la théorie des cordes. Je te passe celle d'Everett, qui n'a plus court... Cette théorie n'a pas le statut de théorie physique, du moins pour beaucoup de physiciens dont je suis, car elle n'est pas falsifiable, au moins dans l'état.
Et encore une fois, ce ne sont pas des équations tombées de nulle part, ce ne sont que des transcriptions mathématiques de modèles physiques.

Pourrait-on dire que cette théorie non falsifiable est en partie << spéculative >> ?



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par leon1789

Pourrait-on dire que cette théorie non falsifiable est en partie << spéculative >> ?


Certes, mais les spéculations des théoriciens n'ont pas rang de théorie physique...



Posted by: Tesla

J'aime les maths car ça permet de modeliser à peu pres tout ce qu'on peut imaginer.
Je n'aime pas les maths car à force ça rend intelligent. Après on trouve tout le monde bête et on a plus d'amis.



Posted by: raito123

Citation:
Posté par Tesla
Je n'aime pas les maths car à force ça rend intelligent. Après on trouve tout le monde bête et on a plus d'amis.

Mdr^^



Posted by: Zapata

Moi ce que j'aime pas en math, c'est qu'on ne peut jamais parler de ce qu'on fait aux autres et c'est extrêmement frustrant, on ne peut jamais communiquer sa joie pour avoir appris un nouveau truc que l'on trouve chouette.
Un gars qui fait philo, qui fait lettre, psycho, bio, ingénieur, etc... pourra toujours vulgariser sa discipline et expliquer "en gros" ce qu'il fait à des non spécialistes en la matière. En math c'est rarement possible, et de surcroit tout le monde s'en fout complètement... J'ai déjà essayé avec de bons amis, ils me parlent d'architecture, de littérature, de tas de choses. Puis moi j'essaye de parler de maths... Ca emmerde tout le monde. C'est dingue cette répulsion qu'ont les gens vis-à-vis des maths. Ca me rend triste !



Posted by: Alpha

Citation:
Posté par Zapata
Moi ce que j'aime pas en math, c'est qu'on ne peut jamais parler de ce qu'on fait aux autres et c'est extrêmement frustrant, on ne peut jamais communiquer sa joie pour avoir appris un nouveau truc que l'on trouve chouette.
Un gars qui fait philo, qui fait lettre, psycho, bio, ingénieur, etc... pourra toujours vulgariser sa discipline et expliquer "en gros" ce qu'il fait à des non spécialistes en la matière. En math c'est rarement possible, et de surcroit tout le monde s'en fout complètement... J'ai déjà essayé avec de bons amis, ils me parlent d'architecture, de littérature, de tas de choses. Puis moi j'essaye de parler de maths... Ca emmerde tout le monde. C'est dingue cette répulsion qu'ont les gens vis-à-vis des maths. Ca me rend triste !


C'est tout à fait vrai. C'est pour ça qu'un matheux qui veut intéresser ses amis dans la discussion ne doit pas seulement être un matheux, mais avoir aussi pas mal de culture générale, ou du moins des domaines d'intérêt autres que les maths! En général, les littéraires purs sont incapables de comprendre et/ou d'apprécier la beauté des mathématiques. Déjà ils n'ont pas les outils pour comprendre. Ensuite, tout cela leur est si étranger qu'il n'ont même pas un début d'idée de ce à quoi correspond le plaisir qu'on peut avoir à faire des mathématiques. Pour eux, souvent, c'est juste manipuler des x et des y, ils réduisent même la plupart du temps ça à du calcul, occultant le raisonnement, la recherche, la formalisation, l'abstraction, la compréhension, l'imagination, l'intuition...

Toujours est-il qu'un matheux qui essaie d'expliquer ce qu'il fait à des non-matheux se heurte toujours à un problème d'incompréhension souvent totale, aussi grande soit sa capacité de vulgarisation.

Pour en revenir au fait que, à force, les maths rendraient intelligent, et qu'après on n'aurait plus d'amis parce qu'on trouverait tout le monde bête, c'est un peu un cliché, mais ça n'est pas complètement faux. Les maths nécessitent selon moi une certaine maturité intellectuelle, et effectivement, avec un certain nombre de gens, ça peut être un handicap...



Posted by: toticonte

Citation:
Posté par Aketo
Je sais que j'aime les maths parce que c'est le seul cours où je suis déçu d'entendre la sonnerie...

bonjour Aketo, j'ai adoré ta réponse. normalement on devait fermer la discution la dessus.
j'explique le proverbe " si tu te sens seule alors ne te mari pas". dans notre cadre quand on fait des math, c'est pas comme si on est obligé de les faire ou c'est la seule chose qu'on peut faire. si on le fait c'est parce qu'on aime c'est tout. les math n'avaient jamais des buts comerciaux ( comme la physique), mais c'est toujours applicable et ça rend la vie plus simple. il fo juste sortir de ton monde mathématique imaginaire, poser les pieds sur terre et créer un passage entre les deux.
salut



Posted by: Rain'

Citation:
Posté par Zapata
Moi ce que j'aime pas en math, c'est qu'on ne peut jamais parler de ce qu'on fait aux autres et c'est extrêmement frustrant, on ne peut jamais communiquer sa joie pour avoir appris un nouveau truc que l'on trouve chouette.


C'est vrai au lycée mais c'est plus vrai ensuite. Même en recherche de maths

Si tu savais le nombre de projets de recherche de maths et quasiment exclusivement de maths qui servent dans des tas de domaines comme la biologie, la médecine ou la finance, les statistiques et autres

Quelques exemples en vrac.

Optimiser la consommation d'eau et l'éclairement des plantes pour permettre qu'elles poussent le mieux possible ce ne sont exclusivement que des modèles mathématiques extrêmement intéréssants.

Je connais des thésards qui bossent dans la recherche et le développement de nouvelles molécules qui serviront de médicaments ou le développement de cellules souches de régénération musculaire, ils ne font que des maths et ne sont que dans un labo de maths.

Analyser l'effet et les conséquences d'une politique d'un pays de l'UE sur la commerce et le taux de chômage d'un autre pays, ce sont aussi des modèles mathématiques extrêmement poussés. Et je peux te dire que l'Union européenne fait appel en masse à ces études

Quand tu vas sur internet pour écouter une musique en ligne et que tu tombes sur une page qui te dit : "les utilisateurs qui ont écoutés cette chanson ont aussi écouté ...", il s'agit de la gestion d'énormes bases de données et les résultats ne sont dûs qu'à de la diagonalisation de matrices.



Posted by: Alpha

C'est vrai qu'on peut appliquer les maths à des domaines qui intéressent des non-matheux, et par la connaissance qu'on acquiert alors de ces domaines, faire découvrir ce qu'on en connaît.
Toujours est-il que ce n'est pas les maths qu'on vulgarise dans ces cas-là, mais l'application qu'on fait des maths. Faire partager la beauté et le plaisir des maths en elles-mêmes à un non-matheux relève en revanche assez fréquemment de la gageure.



Posted by: abcd22

Citation:
Posté par Rain'
C'est vrai au lycée mais c'est plus vrai ensuite. Même en recherche de maths

Ça dépend du domaine de recherche. Les gens qui font des choses qui ont des applications assez directes n'auront effectivement pas trop de mal à expliquer ce qu'ils font (ou au moins le but de ce qu'ils font), mais s'il n'y a pas d'applications connues et qu'il faut définir différentes choses avant de pouvoir expliquer quoi que ce soit, c'est plus dur d'en parler à des non-matheux... Et même à l'intérieur d'un labo de recherche ça arrive que des chercheurs ne comprennent rien ou presque à ce que font leurs voisins de bureau car aujourd'hui la recherche se fait sur des sujets ultraspécialisés, l'époque où des gens pouvaient connaître quasiment tout ce qui se faisait en maths et aussi en physique et peut être plus est révolue depuis longtemps, aujourd'hui les gens qui connaissent vraiment bien plusieurs branches des maths sont extrêmement rares.
Je suis d'accord avec la réponse d'Alpha.



Posted by: carlo90

Ce que j'aime dans les maths, c'est que c'est le seul cours où je peux suivre très souvent mon intuition :D (même si ça sert dans les autres matières, même non scientifiques).

Et j'aime les maths car ils me fascinent, tout simplement :) C'est ce qui fait que j'ai une soiffe de savoir (pour le moment) inépuisable ^^



Posted by: ThSQ

Difficile pour moi de dire pourquoi j'aime (tant, trop) les maths ....

Ce qui est sûr c'est que c'est quasi-impossible à faire partager. Mais bizarrement c'est pas forcément les moins-matheux a priori qui sont les moins compréhensifs ... Quand on leur parle de beauté, d'élégance ça peut parler à des "littéraires", si si (bon, comme plan drague y'a mieux je dois l'avouer ... ).



Posted by: Zapata

Citation:
Posté par Alpha
Pour eux, souvent, c'est juste manipuler des x et des y, ils réduisent même la plupart du temps ça à du calcul, occultant le raisonnement, la recherche, la formalisation, l'abstraction, la compréhension, l'imagination, l'intuition...

Oui, c'est incroyable le nombres de personnes qui confondent math et calcul. J'ai toujours droit de la part de mes proches à des réflexions stupides quand je me trompe dans un calcul mental ou que je ne connais pas par coeur mes tables de multiplications...
Mais je crois que cet amalgame vient des primaires, du collège et du lycée. En effet, les maths durant ces années sont souvent réduites à de "simples" calculs pénibles de "drill". Combien de dérivées et de primitives stériles calculées sans tenant et aboutissant ? -et bien sur, je ne dis pas qu'il ne faut pas pouvoir calculer pour faire des maths, c'est important, mais c'est probablement le coté le plus pénible et inintéressant de maths, souvent le moins beau et le moins amusant-.
Comment un gamin de quinze ans pourrait-il se réjouir de faire des maths quand l'essentiel de son apprentissage dans cette matière est le calcul pur et dur ?
Moi même, qui suis maintenant en 3e licence, j'ai failli complètement décrocher en 4e année de collège car je ne voyais ni ne comprenais l'intérêt de faire autant de pages de calculs. Avec des explications lumineuses telles "il suffit de faire passer les x de l'autre côté !".
Pourquoi ? Dans quel but ? Quel intérêt ?
"Ne vous préoccupez pas de cela, faites..."
Combien d'élèves sont ainsi dégoutés des maths -à juste titre- par de telles pratiques ? Combien parmi ceux-là auraient-pu faire de bons mathématiciens ? Surement quelques-uns ; ceux-là même après lesquels on pleure aujourd'hui parce que la filière est désertée...
Bon, je me suis un peu éloigné du sujet initial, je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais c'était un petit coup de gueule que je pense vraiment, pour l'avoir vécu il y a à peine quelques années. C'est aussi pour ça que je veux devenir prof de maths...



Posted by: leon1789

Citation:
Posté par Zapata
Oui, c'est incroyable le nombres de personnes qui confondent math et calcul.(...)

C'est exact.

Et combien confondent "chiffre" et "nombre" ? Pourtant, personne ne confond "lettre" et "mot" ! Cela montre la pauvre culture mathématique qu'on la plupart des gens... Mais on peut dire aussi que la plupart des gens (dont je fais partie) ont une pauvre culture littéraire, de l'histoire, des langues, de la musique, etc. Alors à quoi bon se lamenter sur les maths (et les matheux) incompris ?



Posted by: Zapata

Tu as probablement raison, et je crois que c'est du à la spécialisation poussée de tous les savoirs.
Cela dit, on peut constater une telle acculturation et baisser les bras, mais je préfère garder espoir et essayer tant que faire se peut de bouger un tout petit peu les choses.
De plus, je ne me lamente pas, que du contraire, je pense qu'il est absurde de se plaindre d'une désertification des filières mathématiques tout en persistant dans une méthode d'enseignement que je crois profondément ennuyeuse et dégoutante (au sens premier du mot bien sur ).



Posted by: Dominique Lefebvre

Bonsoir,

Ce tableau touchant est trop idyllique!Tout le monde ici aime les maths, sans trop savoir pourquoi et en leur prêtant des pouvoirs qu'elles n'ont pas! Expliquer le monde, être la base de toutes sciences, voire même rendre intelligent :-))

Et bien, moi je n'aime pas les maths: Qui aime son marteau ? Ou son dictionnaire de français? Que signifierait aimer son marteau? On aime l'objet que l'on construit à l'aide de son marteau, mais l'outil en lui-même...

Les maths sont pour moi un outil, puissant et imaginatif certes, je n'en disconviens pas. Mais un outil et seulement un outil!

Un coup de pieds dans la ruche, un !



Posted by: Zapata

Voilà bien une pensée de physicien tiens...
L'objet que l'on construit en math c'est les math, donc il est beau. Na !



Posted by: becirj

Bonsoir

Moi je me moque totalement de ce que l'on peut fabriquer à l'aide des maths.

Les maths sont un art et comme tous les arts c'est gratuit.



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par becirj
Bonsoir

Moi je me moque totalement de ce que l'on peut fabriquer à l'aide des maths.

Les maths sont un art et comme tous les arts c'est gratuit.

Je peux totalement adhérer à cette affirmation. J'aime Miro et Bach!



Posted by: leon1789

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre
Tout le monde ici aime les maths, sans trop savoir pourquoi (...)


Dès qu'on sait pourquoi on aime quelque chose, ou quelqu'un (c'est mieux quand même !), alors le charme est rompu... Mieux vaut ne pas se poser la question, non ?



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par Zapata
Voilà bien une pensée de physicien tiens...
L'objet que l'on construit en math c'est les math, donc il est beau. Na !

Je ne comprends pas: qu'est-ce que cela signifie? Ferais-tu allusion à un système formel quelconque que tu bâtirais à grands coups d'axiomes?
Si oui, beau mais incomplet...



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par leon1789
Dès qu'on sait pourquoi on aime quelque chose, ou quelqu'un (c'est mieux quand même !), alors le charme est rompu... Mieux vaut ne pas se poser la question, non ?

Alors là, tu marques un point ! D'ailleurs je connais quelqu'un qui ne va pas manquer de réagir s'il lit cela...
Mais peut-on assimiler l'amour des maths à celui qu'on éprouverait pour une personne? J'aime la MQ mais pas au point de l'aimer comme je pourrais aimer une personne... Et en plus, cette MQ a le mauvais goût de s'enticher demaths à n'en plus finir! Quand je pense à la quantité de maths que j'ai été obligé de me farcir, j'en suis écoeuré pour le reste de ma vie!



Posted by: MathMoiCa

Hello,

Pour ma part, j'aime les maths parce que ça a toujours paru magique...ces exercices, ces formules, ces problèmes concoctés qui vous donnent des résultats fascinants, c'est unique...

Et pis j'adore le calcul, mais les maths ne se résument pas à ça, c'est vrai. Dommage



M.



Posted by: Zapata

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre
Je ne comprends pas: qu'est-ce que cela signifie? Ferais-tu allusion à un système formel quelconque que tu bâtirais à grands coups d'axiomes?
Si oui, beau mais incomplet...

Je ne peux pas répondre, je ne connais pas les résultats de Godel... Ca va venir, ça va venir...



Posted by: leon1789

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre
(...)Quand je pense à la quantité de maths que j'ai été obligé de me farcir, j'en suis écoeuré pour le reste de ma vie!

Hum, cet effort "écoeurant", l'aurais tu fait par amour pour quelqu'un ?
Si la réponse est "non" alors ton amour pour la MQ est plus grand encore !



Posted by: leon1789

Citation:
Posté par Zapata
Je ne peux pas répondre, je ne connais pas les résultats de Godel... Ca va venir, ça va venir...

Fais attention, la folie te guette !



Posted by: Alpha

Citation:
Posté par leon1789
Dès qu'on sait pourquoi on aime quelque chose, ou quelqu'un (c'est mieux quand même !), alors le charme est rompu... Mieux vaut ne pas se poser la question, non ?


L'amour étant en grande partie irrationnel (dans ses causes-mêmes), il est en effet vain d'espérer obtenir une réponse complète à cette question. Comme l'ont montré Stendhal ou Proust, du moins dans le cas de l'amour d'une personne, l'amour est profondément influencé par notre imaginaire et notre imagination, qui nous font concevoir une réalité qui nous est propre, et non une réalité objective (dont l'existence n'est qu'une hypothèse), ni une réalité qui s'en tiendrait aux faits ou même qui serait basée sur ceux-ci. La preuve, c'est qu'on peut très bien aimer une personne dont on aurait a priori pensé, si l'on avait connu à l'avance quelques-unes de ses caractéristiques, qu'on ne l'aimerait pas. Preuve que l'amour n'est pas fondé, du moins pas uniquement, sur des critères rationnels.

Le fait de savoir pourquoi on aime quelqu'un -s'il s'agit d'avoir découvert quel artifice principal de notre imagination ou de notre psychologie nous faisait aimer cette personne- peut en effet rompre le charme si l'on se rend compte que l'image qu'on a de cette personne ne correspond pas à ce qu'est cette personne.

Et pour finir, je citerais cette phrase de Proust dans A la recherche du temps perdu :

"L'amour, même en ses plus humbles commencements, est un exemple frappant du peu qu'est la réalité pour nous."

Voilà, c'était mon quart d'heure philosophique, maintenant, promis, j'arrête!

Concernant les maths, la première des choses me plaisant en elles me venant à l'esprit est le fait qu'elles nous permettent de comprendre nos intuitions, nos conjectures. Nous sommes à peu près persuadés de quelque chose, mais savons-nous vraiment pourquoi? Il va falloir justifier ce que nous pensons, le justifier par d'autres choses, plus élémentaires, plus sûres, qui elles mêmes devront être décomposées en choses encore plus sûres, jusqu'à aboutir aux axiomes de base qui sont les plus profondément ancrés en notre esprit. Dans la pratique, on ne revient jamais aux tous premiers axiomes, mais la construction sa fait toujours à partir de ce qu'on sait déjà être sûr, prouvé. Ainsi, en maths, on sait pourquoi l'on sait, pourquoi on est sûr, ce qui nous renseigne sur "comment fonctionne notre esprit."
Les maths se construisent petit à petit par agrégation de découvertes à partir d'axiomes de départ, et plus on découvre (ou invente des notions nouvelles) des choses nouvelles, plus on a de matière à découvrir d'autre vérités encore plus avancées. Cette construction parfaite, rationnellement indestructible, que l'on doit comprendre pour en gravir les étages, et toujours susceptible d'être poursuivie par nous-mêmes (ce que nous faisons même lorsque nous découvrons par nous-mêmes une vérité déjà établie, même si nous sommes guidés pour cela) ou par quelqu'un d'autre, est en cela particulièrement belle.



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par leon1789
Hum, cet effort "écoeurant", l'aurais tu fait par amour pour quelqu'un ?
Si la réponse est "non" alors ton amour pour la MQ est plus grand encore !


Par amour pour quelqu'un... Pas vraiment, ma copine de l'époque était plutôt littéraire!
Simplement, avant de comprendre quoique ce soit en MQ et en RG, il faut d'abord comprendre les outils! Et là, bonjour les dégats: complexe le marteau



Posted by: Alpha

Je voudrais ajouter que c'est aussi parce que les maths ne se laissent jamais connaître entièrement qu'elles nous plaisent tant : il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir, donc pas moyen de s'ennuyer ou d'être lassé...



Posted by: Zapata

Tiens à propos de ça d'ailleurs, peut-on prouver que dans un système d'axiomes donné ou pourra toujours trouver de nouveaux résultats ?
Je sais pas si ma question a beaucoup de sens...



Posted by: Ping

Bonjour à tous et merci pour vos réponses, je n'en espérais pas autant!Grâce à vous j'ai retrouvé goût aux maths !Mais, il semble aussi que vous aimez les maths car vous êtes très intelligents,seriez-vous des génies?



Posted by: Tesla

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre

Les maths sont pour moi un outil, puissant et imaginatif certes, je n'en disconviens pas. Mais un outil et seulement un outil!

Un coup de pieds dans la ruche, un !


J'ai souvent entendu cette réponse (un outil) du grand public et meme de la part de scientifiques non pur matheux (biologistes, chimistes, physiciens...). Ca me semble reducteur.

D'une part c'est confondre l'application (l'outil) et le concept. Par exemple l'idée de la probabilité d'un evenement existe hors cadre mathématique de façon "intuitive" : 'il y a de gros nuages noirs dans le ciel donc il se pourrait (il est probable) qu'il pleuve". De là à imaginer que cette idée de probabilité puisse se modeliser et avoir les applications que nous connaissons, il y a un gouffre.

De plus, on peut tres bien exposer la theorie de la mesure et donc des probabilités sans avoir recours à des exemples concrets. Donc le concept existe bien hors application concrete. Et ce, même si à l'origine les maths repondent souvent à un besoin pratique.

D'autre part, il existe des domaines en maths dont on ne sait pas si ils fourniront des outils ou pas ! C'est nous qui attribuons à des branches des maths une fonction d'outil.



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par Tesla
D'une part c'est confondre l'application (l'outil) et le concept. Par exemple l'idée de la probabilité d'un evenement existe hors cadre mathématique de façon "intuitive" : 'il y a de gros nuages noirs dans le ciel donc il se pourrait (il est probable) qu'il pleuve". De là à imaginer que cette idée de probabilité puisse se modeliser et avoir les applications que nous connaissons, il y a un gouffre.


Le fait qu'il pleuve dépend d'un tas de paramètres qui relèvent de la physique de l'atmosphère et pas des probabilités...

Citation:
De plus, on peut tres bien exposer la theorie de la mesure et donc des probabilités sans avoir recours à des exemples concrets. Donc le concept existe bien hors application concrete. Et ce, même si à l'origine les maths repondent souvent à un besoin pratique.

Tu as bien sur raison, mais cela ne m'empêchera pas, moi simple physicien, de ne considérer les maths que sous leurs aspects utilitaires! La seule exception que je veuille bien faire concerne certains domaines de la physique théorique où l'imaginaire mathématique est le bine venu. Mais l'excès est mortel, comme on peut le constater pour les théories des cordes.

Citation:
D'autre part, il existe des domaines en maths dont on ne sait pas si ils fourniront des outils ou pas ! C'est nous qui attribuons à des branches des maths une fonction d'outil.

Fais confiance aux physiciens pour trouver une utilité à n'importe quelle théorie. D'ailleurs, dois-je te rappeler que la physique a suscité quelques théories mathématiques qui n'auraient peut être pas vu le jour avant longtemps (par exemple, les dernières avancées sur les groupes de Lie, ou la topologie algébrique en dimension infinie) sans les besoins exprimés par les physiciens! Des mathématiciens, comme Alain Connes ont été pratiquement phagocytés par les physiciens (en l'occurence, les spécialistes de la gravité quantique en boucle qui adorent sa géométrie non commutative).



Posted by: Tesla

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre
Le fait qu'il pleuve dépend d'un tas de paramètres qui relèvent de la physique de l'atmosphère et pas des probabilités...

Ce n'est pas tant le fait que la pluie depende de facteurs physiques qui "m'interesse" mais que certains de nos raisonnements puisse s'exprimer sous forme mathématique.
Quand je veux expliquer ce qu'est une fonction à une personne je lui dis : à chaque fois que tu utilises les mots "ca depend de...", tu definis une fonction. Les symboles mathématiques l'expriment d'une certaine façon, voila tout.

J'aime aussi penser que 2 choses comparables sont homéomorphes et que dans le langage courant ca s'exprime tel que "c'est comme si...". Or, j'ai rarement vu un prof l'expliquer ainsi.

Citation:
Posté par Dominique Lefebvre
Fais confiance aux physiciens pour trouver une utilité à n'importe quelle théorie. D'ailleurs, dois-je te rappeler que la physique a suscité quelques théories mathématiques qui n'auraient peut être pas vu le jour avant longtemps (par exemple, les dernières avancées sur les groupes de Lie, ou la topologie algébrique en dimension infinie) sans les besoins exprimés par les physiciens! Des mathématiciens, comme Alain Connes ont été pratiquement phagocytés par les physiciens (en l'occurence, les spécialistes de la gravité quantique en boucle qui adorent sa géométrie non commutative).

Oui je comprends. Mais c'est le mot "outil" qui me derange Trop restrictif.



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par Tesla

Oui je comprends. Mais c'est le mot "outil" qui me derange Trop restrictif.

Ne soit pas vexé: il y a des outils très complexes



Posted by: imbe6le

Salut,

Je vais te donner mon avis bien que j'ai un faible niveau en maths.
J'ai passé des nuits à éssayer de comprendre la logique de certaines formules, théoremes, et je ne trouvais pas de réponse, pourtant c'est des calculs minables par rapport à ceux que tu fais! Je me suis dis sois je suis bête sois il n'y a rien à comprendre (celà dit en passant je préfererais que ce soit la sollution n°2, lol).
Il ne faut pas oublier que nos mathématiques c'est nous qui les avons crées et que certains chercheurs ont trouvés des équations qu'ils ne comprenaient pas eux même.
J'ai eu un gros tilt quand j'ai vu sur quelles bases travaillent les chercheurs en physique quantique et là je me suis dis que je perdais vraiment mon temps à éssayer de comprendre parce que eux ils patogent vraiment :)
Tout çà pour dire que si tu ne comprends pas une formule contente toi de l'apprendre, après tu auras le temps de la remettre en question...!



Posted by: ffpower

De mon point de vu,je considere plus les maths comme un jeu.La théorie mathématique est pour moi une grande grille de sudoku que l on complete petit a petit(un chouia plus complexe^^)



Posted by: testeur

Exactement pareil ! Pour moi, c'est une paresse d'esprit. Des grilles de sudoku de niveaux plus ou moins facile et dont on pourra presque toujours vérifier les résultats...
Du coup, non, je ne me considère pas comme un géni ! Mon cerveau se sent plus flatté lorsqu'il s'occupe d'arts... par exemple...



Posted by: popocoincoin

C'est presque aussi mon avis : un terrain de jeu extraordinaire et infini...



Posted by: Babe

alala les maths
je ne dirais pas que c'est un outil extraordinaire, que c'est tres pratique, qu'elles sont au service du monde qui l'entoure, sinon je vais m'attirer le couroux de tous les inscrits (enfin sauf un je pense lol)



Posted by: dingue2mathématiques

Freud ou bien Lacan utilisent les maths!
J'aime les maths pour la même raison:Il n'ya pas de subjectif,d'avis,ni quoi que ce soit!Que du réel et du concret!



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par dingue2mathématiques
Freud ou bien Lacan utilisent les maths!
J'aime les maths pour la même raison:Il n'ya pas de subjectif,d'avis,ni quoi que ce soit!Que du réel et du concret!

Bonjour,

J'ai lu beaucoup de choses curieuses, mais celle là est originale : en appeler à l'usage des maths par Freud et Lacan!!! J'aimerais bien que tu nous expliques quels usages ils en font!
Quant à l'aspect "Que du réel et du concret" des maths, on en doit pas,sans doute, faire les mêmes maths.....



Posted by: Séphiro

Les math sa sert a rien ok.
Mais enfaite c'est plutot un systeme qui a été mis en place pour juger la valeur intelectuelle du peuple voir si les gens son apte ou pas a apprendres et à appliquer des fonctionements.



Posted by: rugby09

Citation:
Posté par Séphiro
Les math sa sert a rien ok.
Mais enfaite c'est plutot un systeme qui a été mis en place pour juger la valeur intelectuelle du peuple voir si les gens son apte ou pas a apprendres et à appliquer des fonctionements.

je ne suis pas tout a fait d'accord, les maths sa sert tous les jours, tout le temps, aprés la notion de systeme pour juger la valeur intelectuelle alors la il faut que tu m'expique??



Posted by: Dominique Lefebvre

Citation:
Posté par Séphiro
Les math sa sert a rien ok.
Mais enfaite c'est plutot un systeme qui a été mis en place pour juger la valeur intelectuelle du peuple voir si les gens son apte ou pas a apprendres et à appliquer des fonctionements.

Bonjour,
j'ai déjà lu des choses saugrenues sur ce forum, mais celle là dépasse le lot!
Les maths ne servent à rien sinon à évaluer la "valeur intellectuelle" (sic) du "peuple" (resic).
Messieurs les mathématiciens, physiciens, statisticiens et autres, en exercice ou en devenir, vous serez heureux d'apprendre que nos magnifiques axiomes, théorèmes, lemmes et autres corollaires ne servent à rien sinon à vérifier notre haute valeur intellectuelle, si tant est que nous fassions partie du peuple!

Mais enfin, qu'est-ce que tu permets d'écrire de telles inepties? A moins que ce ne soit de l'humour....



Posted by: abcd22

Citation:
Posté par Séphiro
Les math sa sert a rien ok.
Mais enfaite c'est plutot un systeme qui a été mis en place pour juger la valeur intelectuelle du peuple voir si les gens son apte ou pas a apprendres et à appliquer des fonctionements.

Dans ce cas on devrait les supprimer et utiliser plutôt la grammaire pour sélectionner les gens, ça serait au moins aussi efficace.



Posted by: mathelot

Bonjour,

sans être rabat-joie, dans le temps, j'étais arrivé à un niveau pré-recherche,
je commençais à lire les bouquins d'andré Weil, à me confronter à des choses très abstraites comme par exemple de la topologie algébrique sur des variétés en dimension n, je manquais d'intuition, et c'était un peu comme avoir gravi l'Everest pour finalement manquer d'air au sommet. Au fond , j'ai réalisé que je n'aimais pas les maths autant que je l'aurai souhaité. Parce qu'elles sont abstraites et que la vie est concrête.
J'ai été déçu par l'Université française. J'avais le sentiment, pour être passé par la fac, que les Normaliens, formés en classes préparatoires, ne cooptaient pas.
La pédagogie française me déplaisait. On commençait parfois par les axiomes
et les exemples n'étaient traités qu'ensuite.
Comme c'était présenté, j'ai mis plus de trente ans à réaliser que la série harmonique était un truc extraordinaire (sigma de 1/n). Qu'au voisinage de l'infini, elle devenait dense sans jamais prendre de valeurs entières. Les profs passaient rapidement.
"ça tend vers l'infini". Et puis c'était tout. Comme étudiants, on bachotait beaucoup. L'Université ne développait pas la curiosité mais l'accumulation
du savoir. En plus, il y a des aspects psychologiquement difficiles. J'ai essayé pendant des années de comprendre le livre de Samuel "théorie algébrique des nombres" sans formation aux anneaux et corps. Décourageant. Est-ce que j'étais nul , le livre manquait de pédagogie, j'étais trop isolé ? Il m'a semblé à la longue que les livres américains (Lang,Rudin,Alhfors..) étaient plus ouverts, plus explicatifs, plus encourageants que les ouvrages écrits en français.
Les programmes universitaires comportaient des trous dans le cursus: il était possible de faire la totalité du cursus de l'Université sans entendre parler d'algèbre extérieure ni du théorème de Stockes.
Sauf exception, on travaille sur des domaines de recherche balisés par d'autres. Ce sont des grandes autoroutes, les chemins de traverse ont été arbitrairement condamnés. Par exemple, il y a des tas de domaines intéressants qui n'étaient pas enseignés en France à mon époque: l'analyse non standard, les ordinaux, l'analyse numérique (avant l'apparition des ordinateurs), les fractales, la géométrie hyperbolique, les travaux sur le nombre pi, l'oeuvre de Ramanujan,..je cite en vrac.
Enfin, les fondements sont minés par les paradoxes et les propositions indécidables (Gödel, l'hypothèse du continu,l'impossible construction des entiers naturels....) .
Parfois, ça rend triste , des parties des maths se démodent. Lisez le format djvu. Dans ce format là, sont conservés de nombreux résultats obsolètes. Un peu le cimetière des mathématiques. C'est instructif et désolant, toutes ces théories qui n'intéressent plus personne (exemples: la classification des courbes gauches).Il faut lire un problème d'agrégation de 1910 pour se rendre compte combien les maths se démodent, elles aussi et meurent. Et puis, il faut penser à ces mathématiciens qui ont cherché un résultat toute leur vie sans le trouver: Cantor et l'hypothèse du continu, Weil et l'hypothèse de Riemann, Papakyriakopoulos et la conjecture de Poincaré, les Anciens avec la quadrature du cercle.
Voilà, j'ai essayé de parler de deux , trois trucs décourageants.
Ceçi écrit, quelques techniques qui m'ont bien plû:
de mémoire et dans le désordre: le logarithme, le procédé diagonal de Cantor, la trigonométrie, le systèmes de cartes et atlas pour décrire une variété par recollement, la géométrie projective.



Posted by: abcd22

Citation:
Posté par mathelot
J'ai été déçu par l'Université française. J'avais le sentiment, pour être passé par la fac, que les élèves et les enseignants Normaliens ne cooptaient pas.

Je ne comprends pas la phrase, même avec « compter » au lieu de « coopter », qu'est-ce que tu veux dire ?
Citation:
J'ai essayé pendant des années de comprendre le livre de Samuel "théorie algébrique des nombres" sans formation aux anneaux et corps. Décourageant. Est-ce que j'étais nul, le livre était écrit sans pédagogie aucune, j'étais trop isolé ? Il m'a semblé à la longue que les livres américains (Lang,Rudin,Alhfors..) étaient plus ouverts, plus explicatifs, plus encourageants que les ouvrages écrits en français.

Ben ça ça dépend des livres, et effectivement je pense que ce n'est pas évident de lire _Théorie algébrique des nombres_ sans formation sur les anneaux et corps, le livre de Lang (je parle d'_Algebra_) est forcément plus explicatif puisque c'est une formation d'algèbre générale de niveau M1 et qu'il reprend les définitions de base vues en L1 et tous les résultats classiques (même s'il contient aussi des choses qu'on ne voit pas avant le M2, sur l'algèbre homologique par exemple, mais aussi un peu dans tous les chapitres), le Samuel n'a pas pour objectif de servir de manuel de référence comme le Lang et est de niveau M1 avancé ou début de DEA.
Citation:
Enfin, les fondements sont minés par les paradoxes et les propositions indécidables (Gödel, l'hypothèse du continu,l'impossible construction des entiers naturels....) .

Mais ça ne pose pas de problème à tous les matheux qui travaillent sur autre chose que ces points précis, pas plus que tout ce qu'on ignore sur la formation de l'univers ne dérange les physiciens qui étudient autre chose par exemple.
Citation:
Parfois, ça rend triste, des parties des maths se démodent. Lisez le format djvu. Dans ce format là, sont conservés tous les résultats obsolètes.

Tu parles des archives qui sont sur www.numdam.org ? Il y a quand même plein de trucs qui ont 40 ou 50 ans et qui sont toujours des références dedans (des résultats de Serre, Chevalley, etc. des années 50, les EGA et SGA...).



Posted by: --flens--

j'aime les maths surtout l'arithmétique car cela impose d'avoir une certaine logique que j'ai depuis toujours ! Ce qui m'a amené à faire de l'informatique, avec la programmation qui incite à faire des maths simple, mais avec une logique qui fait réfléchir ! C'est tout ce que j'aime



Posted by: freestyle58

Citation:
Posté par --flens--
j'aime les maths surtout l'arithmétique car cela impose d'avoir une certaine logique que j'ai depuis toujours ! :


shit .. plus modeste que ça tu meurt!!!











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