Bonjour à tous ceux qui passent sur ce forum
J'ai un texte de Kant à commenter mais ça devient plus dur car je ne comprend réellement rien du tout!!
Le texte est le suivant:
Lorsque, dans les matières qui se fondent sur l'expérience et le témoignage, nous bâtissons notre connaissance sur l'autorité d'autrui, nous ne nous rendons ainsi coupables d'aucun préjugé; car dans ce genre de choses puisque nous ne pouvons faire nous-mêmes l'expérience de tout ni le comprendre par notre propre intelligence, il faut bien que l'autorité de la personne soit le fondement de nos jugements.Mais lorsque nous faisons de l'autorité d'autrui le fondement de notre assentiment à l'égard de connaissances rationnelles, alors nous admettons ces connaissances comme simple préjugé.Car c'est de façon anonyme que valent les vérités rationnelles.Il ne s'agit pas alors de demander: qui a dit cela? mais bien qu'a-t-il dit? Peu importe si une connaissance a une noble origine , le penchant à suivre l'autorité des grands hommes n'en est pas moins trés répandue tant à cause de la faiblesse des lumières personnelles que par désir d'imiter ce qui nous est présenté comme grand. A quoi s'ajoute que l'autorité personnelle sort, indirectement, à flatter notre vanité. ainsi, les sujets d'un puissant despote s'enorgueillissent de ce qu'il les traite tous en même façon, du fait que l'intérieur peut s'imaginerégal au supérieur, dans la mesure où, face à la puissance illimitée de leur souverain, l'un et l'autre ne sont rien; de la même façon les admirateurs d'un grand homme s'estiment égaux dans la mesure où les avantages que l'un peut avoir sur l'autre doivent être tenus pour insignifiants au regard des mérites du grand homme. Aussi les grands hommes fort admirés ne favorisent pas peu, pour plus d'une raison, le penchant au préjugé de l'autorité de la personne.
Le professeur voudrait que l'on fasse un commentaire linéaire et si quelqu'un pouvait m'aider j'en serais trés reconnaissant. Je ne demande pas qu'on me fasse ma copie mais plutot qu'on m'aide à penser d'une autre manière, pour répondre plus efficacement au sujet.
Merci d'avance à tous ceux qui auront eu le courage de lire jusqu'au bout !
Posted by: olivthill
Citation:
un commentaire linéaire
Je ne sais pas très bien ce que c'est. Peut-être un commentaire qui suit chacune des lignes du texte. Je vais essayer de le faire rapidement, mais il faudrait aller plus en détail.
Lorsque, dans les matières qui se fondent sur l'expérience et le témoignage, nous bâtissons notre connaissance sur l'autorité d'autrui, nous ne nous rendons ainsi coupables d'aucun préjugé; car dans ce genre de choses puisque nous ne pouvons faire nous-mêmes l'expérience de tout ni le comprendre par notre propre intelligence, il faut bien que l'autorité de la personne soit le fondement de nos jugements.
Kant s'intéresse à la manière dont nous "bâtissons notre connaissance".
Il commence par le cas des "matières qui se fondent sur l'expérience et le témoignage". Quelles sont ces matières ? Sans doute l'histoire et la géographie, quand il ne faut apprendre que des dates et des noms de villes, qui ne peuvent pas être inventées, et que l'on ne peut connaître que grâce à la lecture de documents et aux témoignages des historiens et des géographes.
Mais lorsque nous faisons de l'autorité d'autrui le fondement de notre assentiment à l'égard de connaissances rationnelles, alors nous admettons ces connaissances comme simple préjugé. Car c'est de façon anonyme que valent les vérités rationnelles.
Kant pense qu'il ne faut pas apprendre de la même manière les matières "rationnelles".
Il ne s'agit pas alors de demander: qui a dit cela? mais bien qu'a-t-il dit? Peu importe si une connaissance a une noble origine , le penchant à suivre l'autorité des grands hommes n'en est pas moins trés répandue tant à cause de la faiblesse des lumières personnelles que par désir d'imiter ce qui nous est présenté comme grand. A quoi s'ajoute que l'autorité personnelle sort, indirectement, à flatter notre vanité. ainsi, les sujets d'un puissant despote s'enorgueillissent de ce qu'il les traite tous en même façon, du fait que l'intérieur peut s'imaginerégal au supérieur, dans la mesure où, face à la puissance illimitée de leur souverain, l'un et l'autre ne sont rien; de la même façon les admirateurs d'un grand homme s'estiment égaux dans la mesure où les avantages que l'un peut avoir sur l'autre doivent être tenus pour insignifiants au regard des mérites du grand homme.
Kant poursuit son étude de l'apprentissage en attirant l'attention sur le fait que les vérités rationnelles ne sortent pas forcément de la bouche des personnes qui ont le plus d'autorité. Il déclare que ce n'est pas en copiant les résultats des grands hommes que l'on arrivera à les égaler. Il sous entend qu'au lieu de copier, il faut réfléchir soi-même pour retrouver les vérités rationnelles.
Aussi les grands hommes fort admirés ne favorisent pas peu, pour plus d'une raison, le penchant au préjugé de l'autorité de la personne.
Kant affirme que ce ne sont pas seulement les imitateurs qui sont coupables, mais aussi les grands hommes eux-même qui ont intérêt à avoir autour d'eux des admirateurs plutôt que des concurrents.