[2nd] Commentaire composé : Hugo (choses vues, La Guillotine a Alger)

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Posted by: e-Monst3r

Bonjour, je dois préparer un commentaire composé pour demain.
Préparer, ca veut dire que j'ai le texte, mais pas encore le sujet.

Cependant après quelques lectures, je me sens complètement perdu dans le texte, je n'ai rien à dire dessus, et je ne sais pas comment je devrais m'y prendre demain...

Voici le texte :


20 octobre. - L'autre jour, à Alger - nous entrions dans ce mois d'octobre qui est si beau quand il est beau -, le soleil se couchait splendidement. Le ciel était bleu ; l'air était tiède, la brise caressait le flot, le flot caressait la rive ; de magnifiques rayons horizontaux découpaient, pour l'amusement des yeux qui errent çà et là tandis que l'esprit rêve, de bizarres trapèzes d'ombre et de clarté sur cet amphithéatre de maisons carrées, plates, basses et blanches qui est Alger et qui a vu Hariadan Barberousse et Charles Quint ; une joie profonde et secrète, cette joie inexprimable qui, à de certaines heures et dans de certaines saisons, palpite au fond de la nature, semblait animer et faire vivre sur le rivage, dans la plaine et sur les collines, tous ces beaux arbres qui épanouissent leur verdure éternelle dans la sombre et éclatante poésie de l'Orient : le palmier qu'a changé Homère, l'aloès qu'a célébré Hafiz, le lentisque dont a parlé Danie, le figuier dont a parlé Job. Un bateau à vapeur, qui venait de France, et qui portait un nom charmant, le Ramier, était amarré au môle ; le cheminée fumait doucement, faisant un petit nuage capricieux dans tout cet azur, et de loin on eût dit le narguilé colossal du géant Spahan. Tout cette ensemble était grand, charmant et pur, pourtant ce n'était point ce qui regardait un groupe nombreux, hommes, femmes, Arables, juifs, Européens, accourus et amassés autour du bateau à vapeur.

Des calfats et des matelots allaient et venaient du bateau à terre, débarquant des colis sur lesquels étaient fixés tous les regards de la foule. Sur le débarcadère, des douaniers ouvraient les colis, et, à travers les ais des caisses entrebâillées, dans la paille à demi écartée, sous les toiles d'emballage, on distinguait des objets étranges, deux longues solives peintes en rouge, une échelle peinte en rouge, un panier peint en rouge, une lourde traverse peinte en rouge, dans laquelle semblait enboîtée par un de ses côtés une lame épaisse et énorme de forme triangulaire.

Spectable autrement attirant, en effet, que le palmier, l'aloès, le figuier et le lentisque, que le soleil et que les collines, que la mer et que le ciel : c'était la civilisation qui arrivait à Alger sous la forme d'une guillotine.



Posted by: olivthill

Citation:
je me sens complètement perdu dans le texte, je n'ai rien à dire dessus
Ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'on ne peut pas faire un commentaire composé. Il y a des gens qui parlent pendant des heures sans avoir rien à dire. Comment font-ils ?

Il faut partir du général pour aller vers les détails.
Il faut décrire la forme et le fond.
Il faut redire le texte comme si on le racontait au téléphone à son grand-père, c'est-à-dire avec ses propres mots, et avec des phrases bien construites.

Comment a été construit ce texte (de manière linéaire ou thématique, de manière objective ou subjective, ou en mélangeant les deux, ...) ? Est-ce que la description est claire ? Est-ce qu'il n'y a pas des choses en plus que vous auriez aimé savoir (souvent les auteurs cachent des choses ou insistent sur certaines choses et en laissent d'autres dans l'ombre) ? Est-ce que ce texte ne contient pas des éléments qui peuvent être un peu étonnant, un peu choquant ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce bien ou pas bien ? Et pourquoi ? Est-ce que vous auriez écrit la même chose ? Est-ce que vous aimez quelque chose dans ce texte ? le style, la description, le sujet, ... ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

Allez ! Vous avez un cerveau plein de pensées qui ne demandent qu'à s'exprimer. Il suffit de les libérer et de les transférer à votre stylo.











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